La Fraternite dans la devise de la Republique francaise

프랑스공화국의 표어에 나타난 ‘박애’의 의미 연구

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  • ABSTRACT

    프랑스는 자유, 평등, 박애라는 표어를 가진 국가로 세계에 널리 알려져 있다. 이것은 민주주의의 기본을 이루는 근본적 가치이다.

    본 연구에서는 특히 박애의 의미에 관하여 고찰하고자 한다. 왜냐하면 자유나 평등에 비해 자주 망각되는 개념이기 때문에 새로운 가치를 부여하고자 함이다.

    첫 장에서는 박애의 기원에 관해 살펴본다. 기독교 세계에서 박애는 교회와 신약성서에서 중요한 가치를 가진 개념이다. 박애는 또한 기독교에서는 도덕적 엄격함과 신자들의 공동체를 의미하는 개념임을 이해할 수 있을 것이다. 그다음에 우리는 공화국의 표어가 프리메이슨(la francmaçonnerie)과 유사한 개념을 갖고 있다는 사실은 인정하지만, 프리메이슨에 기원을 둔 것은 아니라는 사실을 밝힐 것이다. 마지막으로 우리는 프랑스공화국 헌법(1792/1848)과 위대한 공화주의자였던 빅토르 위고(Victor Hugo)를 통해 역사 속에서 박애의 개념이 어떤 의미를 가지느냐에 관해 살펴 볼 것이다.

    두 번째 장에서는 박애의 개념에 관한 고찰이다. 먼저, 박애의 개념을 개념도에 나타난 중요한 두 주제인 연대(solidarité) 및 관용(tolérance)의 의미와 연계하여 고찰한다. 또한 우리는 표어의 중요 개념인 자유와 평등의 개념과 양립할 수 있느냐에 관해 살펴 볼 것이다.

    마지막으로 우리는 제레미 리프킨(Jeremy Rifkin)의 말처럼 의사소통수단의 발달과 물질적 풍부함 덕분에 박애의 의미는 연대와 관용을 넘어 공감과 박애의 문화로 변할 수 있다는 결론을 얻을 수 있을 것이다.

  • KEYWORD

    Fraternite , Empathie , Republique , Liberte , Egalite

  • I. Introduction

    Lorsqu’on suit les débats intellectuels en France, on constate la prédominance de la notion de crise. Crise économique bien sûr, mais crise des valeurs également. La France doute. Elle doute aujourd’hui que ses structures soient adaptées à son avenir. Pour faire face, elle en appelle à son histoire: fondements industriels et “made in France” pour l’économie, “esprit républicain” pour ses valeurs sociales.

    Mais les valeurs républicaines - dont les premières sont la liberté, l’égalité et la fraternité - sont fatiguées, figées et souvent reléguées au Panthéon des idées.

    Dans notre étude nous allons nous intéresser en particulier à la fraternité. Il s’agit de rendre sa place à cette idée fondamentale qui est pourtant la moins évidente du triptyque républicain. Nous cherchons à savoir ce qu’est la fraternité et à affirmer son importance cruciale dans la société. Nous proposons de faire le point sur le concept et de montrer que l’utopie d’hier a aujourd’hui la possibilité de se réaliser.

    Nous allons ainsi nous interroger dans une première partie sur les origines historiques de l’idée de fraternité, telle qu’elle aboutit dans la Constitution française en 1848 à la devise républicaine. Il nous faut savoir sur quelles convictions elle se fonde pour expliquer ce qu’elle porte en elle actuellement. Nous verrons ainsi 1- l’aspect religieux en interrogeant ses rapports à la chrétienté, 2- nous contesterons la revendication de la franc-maçonnerie d’être à l’origine de la devise et l’idée largement répandue de sa directe filiation et 3- nous suivrons l’idée de fraternité de la période révolutionnaire à la Ve République . Il ne s’agit pas d’une étude historique approfondie dont chaque chapitre aurait pu faire l’objet d’une étude séparée mais d’un prérequis succint pour comprendre ce qu’est la fraternité et donner une vision d’ensemble.

    Puis dans une seconde partie nous tenterons justement de définir ce qu’est la fraternité telle qu’elle s’entend et telle qu’elle se manifeste. Nous verrons pour cela 1- quelles notions s’en rapprochent en une topologie et nous discuterons certaines de ces notions. Puis 2-nous observerons les relations entre la fraternité, la liberté et l’égalité dans leur imbrication et leurs différences. Enfin 3- nous nous arrêterons sur le concept qui nous semble le plus à même d’incarner la fraternité : l’empathie.

    Ⅱ. Histoire d’une utopie

      >  Ⅱ.1. Aux origines chretiennes de la fraternite

    Si aujourd’hui la laïcité est devenue le nouveau dogme d’une pensée religieuse quasi-exclue de la sphère politique – aucune religion n‘y est prédominante et l’on borne la religion à un niveau individuel et privé - il n’en est pas moins certain que la religion chrétienne fut au coeur des mouvements sociaux du XVIIIesiècle. La Révolution s’est faite aussi en son nom, avec elle et contre elle. Il semble que le schisme entre les « prêtres réfractaires » qui refusent de prêter serment à la constitution civile du clergé du 12 juillet 1790 et les « prêtres constitutionnels » qui l’approuvent, réside en partie en un conflit entre deux conceptions du divin et de l’homme. La Révolution entend mettre l’homme avant Dieu et mettre un terme aux privilèges exorbitants dont jouit l’Eglise. Certains prêtres en sont conscients et demandent à revenir à une église plus primitive – celle des premiers temps, plus proche de l’homme. Ils embrassent en même temps que la Révolution, l’utopie de la Fraternité.

    C’est ainsi que le pape Jean-Paul II dans une homélie au Bourget le 1er juin 1980 fait référence aux origines chrétiennes des idéaux de la République en s’adressant au peuple français :

    Si le Pape ménage les suceptibilités et prononce une vérité historique en ayant conscience qu’il ne s’agit pas expressément pour les révolutionnaires de 1789 ou de 1848 de se référer à « l’alliance de l’homme avec la sagesse éternelle » c’est-à-dire Dieu, il est en droit d’invoquer l’héritage chrétien dans l’avènement des idéaux républicains et particulièrement en ce qui concerne la fraternité.

    Les textes des écritures saintes font maintes références expressément à la fraternité. On y trouve références dans l’Ancien Testament où le thème du frère est récurrent :

    Et dans le nouveau testament où le message du Christ est le message fraternel par excellence :

    Jésus est d’ailleurs le premier à appeler «frères» ses disciples. Il se nomme lui-même « fils de l'homme », et donc frère de tous les hommes. Il est ailleurs appelé « Christ fraternité ». Dans l’église si le prêtre est appelé « père », c’est parce qu’il est sensé guider les croyants et les éduquer comme le ferait un père pour ses enfants. Mais les croyants entre eux se nomment frères ou soeurs. Rappelons encore avec Matthieu (XXIII 8-9) que :

    Victor Hugo lui-même ne s’y trompe pas. Nous invoquons ici Hugo car il symbolise pour nous la référence de ce moment où la République se crée autour de l’idée de fraternité. L’illustre écrivain est aussi un penseur libre, politicien aguerri, contestataire de l’ordre établi lorsque celui-ci s’oppose à ses convictions. Il ne peut pas être soupçonné de bigoterie. Il assume à de nombreuses reprises dans ses discours et écrits politiques la filiation du concept républicain au christianisme. « La fraternité, avant d'être la pensée du peuple, était la pensée de Dieu ! » clame-t-il dans un discours le 5 avril 1850. Et lors de la plantation de l’arbre de la liberté, place des Vosges à Paris:

    De même « La fraternité est le premier mot de l'évangile et le dernier mot de la démocratie. » proclame-t-il le 14 août 1848. On ne peut être plus explicite.

    Pour les chrétiens cette idée de fraternité est plus qu'un idéal, c’est une caractéristique fondamentale de la nature même de l'Eglise explique Monseigneur Hubert Herbreteau, évêque de Caen.

    Arrêtons-nous sur le vocabulaire religieux un instant. Cela nous aidera à comprendre comment historiquement l’idée de fraternité s’est construite.

    La fraternité est donc d’abord l’Eglise elle-même en tant que ce qui structure le lien de fraternité.

    Michel Dujarier, Docteur en théologie et chercheur à l'Institut des Sources Chrétiennes signale cependant une difficulté:

    Quelle message véhicule finalement la fraternité dans son acception religieuse ? Elle exhorte les hommes à vivre ensemble dans une communauté de partage.

    Que l’on soit croyant ou non, il est important d’entendre le message que veut transmettre l’Eglise. Il nous intéresse en tout cas dans notre recherche afin de comprendre ce qu’est la fraternité, quelle fut son origine historique et quel sens elle a aujourd’hui. La fraternité a une nécessité actuelle.

      >  Ⅱ.2. Aux origines maconniques de la fraternite ?

    La légende veut que la Franc-maçonnerie ait donné à la France sa devise républicaine. Mais y aurait-il une vertu pour la fraternité à affirmer sa filiation avec la Franc-maçonnerie ? Non, bien au contraire. Il ne s’agit pas de critiquer la Franc-maçonnerie qui peut être vue par certains comme un ordre aux exigences rigoureuses et positives. Il est cependant nécessaire de critiquer cette filiation parce qu’elle peut prêter à suspicion. Celle qui voudrait faire de la devise de la République un instrument de quelques-uns pour asservir le reste de l’humanité à un but qui ne serait pas librement consenti. C’est la critique qui a toujours été portée aux sociétés secrètes élitistes: la manipulation. Pour lever cette suspicion, il nous faut donc affirmer que la devise est le fait de la volonté du peuple par le biais de ses représentants, non celle des grands maîtres des Loges maçonniques.

    Les études sérieuses qui ont pu être réalisées montrent que l’origine maçonnique de la devise française est contestable. La revue Renaissance traditionnelle est une revue des études maçonniques. Elle a publié un article sur la devise républicaine dont nous reprenons des extraits:

    En fait, il serait aussi injuste d’accuser la Franc-maçonnerie de plagiat que la République. Les idées sont à tout le monde et on ne peut que se réjouir de ce que, lorqu’honorables, elles sont partagées. Il semble que la confusion vienne de deux facteurs principaux.

    Premièrement il faut se rappeler que comme dans la religion chrétienne ou le mot fraternité a un double sens – le moral et celui qui tient à la structure du religieux à savoir l’Eglise - de même, on distingue chez les francs-maçons LA fraternité et une fraternité. La fraternité reste l’idéal moral et le concept est en partage pour l’ensemble de l’humanité.

    Une fraternité est au contraire chez les francs-maçons, un regroupement de frères dont les membres sont choisis et sélectionnés par les autres membres selon leurs aptitudes sociales et morales. Une structure de type pyramidal voit à sa tête un grand maître et on distingue plusieurs niveaux entre les « frères ». Il y a donc un processus d’exclusivité et chacun n’est pas le bienvenu. A cela s’ajoute le caractère secret des réseaux maçonniques qu’elle qu’en soit la raison. Cela fait que les fraternités ne sont pas démocratiques.

    Pour bien comprendre ce hiatus du mot fraternité – il y a un paradoxe entre la fraternité qui, ouverte à tous, rassemble et celle qui choisit ses membres et exclu le reste - faisons un détour par le terme anglais « fraternity ». Sans qu’il soit forcément franc-maçon, le terme anglais est beaucoup plus courant qu’en français mais il retient le même sens. On parle de « The medical fraternity » pour la confrérie des médecins par exemple. Plus parlant encore sont les fraternités étudiantes comme le célèbre Phi Beta Kappa (ΦΒΚ) – du grec « Φιλοσοφία Βίου Κυβερνήτης » (philosophia biou kybernētēs) signifiant « la philosophie pour diriger la vie », groupes d’étudiants très sélects des universités américaines fondé en décembre 1776 au College of William and Mary, Virginie Etats-Unis, qui cultiva aussi le secret de ses membres.

    On peut finalement comprendre le terme en remontant à son origine médiévale et au compagnonnage. Les artisans alors se regroupent pour former des confréries et les meilleurs se transmettent leurs secrets.

    Deuxièmement certains francs-maçons revendiquent en 1848, lorsque la devise républicaine est officialisée, la paternité de cette fraternité. C’est qu’elle est bien dans l’esprit de la Franc-maçonnerie, à défaut de l’être dans une de leur devise.

    Pierre Leroux, fondateur du néologisme “socialisme”, homme politique et franc-maçon lui-même semble assumer en 1834 cette paternité :

    Cette phrase semblerait accréditer la thèse d’une antériorité par rapport au choix de la devise républicaine qui nous le verrons date de 1848. Mais comme l’explique Robert Amadou:

    Ce triptyque est donc politique. Il se situe au niveau de la physique (grec: phusis, “la nature”), pendant de la métaphysique et s’inscrit dans l’univers franc-maçon et sa mystique.

      >  Ⅱ.3. Aux origines republicaines de la fraternite

    Qu’elle ait eu pour influences la religion chrétienne et peut-être une intention maçonnique, il n’en est pas moins sûr que la devise républicaine est inscrite dans la constitution actuelle de la République française.

    Mais l’on croit trop souvent qu’elle fut dès l’origine de la Révolution et de sa première constitution (1791), inscrite dans le marbre des institutions. Elle fut présente dans les débats certes, dans les pensées sans doute et dans les actes certainement de la période révolutionnaire.

    Michelet, le grand historien de la Révolution, raconte avec émotions comment la France s’était donnée rendez-vous à Paris pour la grande fête de la fédération au Champs-de-Mars le 14 juillet 1790. Imaginez cette ferveur d’un peuple, venant d’une diversité de régions, parlant des patois différents mais unis pour clamer sa foi dans cette nouvelle idée de la France : la nation fraternelle.

    On parlait alors d’union et le Roi lui-même participa aux festivités. La suite - des idéaux trahis et des principes bafoués dans la « fraternité ou la mort », devise imputée aux partisans de la terreur - nous la connaissons. La guillotine ne rendit pas que la justice.

    C’est donc cette action politique qui nous intéresse parce qu’elle se fonde sur la fraternité et qu’en retour elle entend l’incarner. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le mot lui-même est présent en 1791 dans la première Constitution de ce qui n’est pas encore la première République 12) : l’utopie semblait alors si réelle. Elle représente un mélange de générosité et de raison héritée des Lumières ; neuve, naïve, pleine d’espérance. Elle laisse le Roi dans les institutions en sa monarchie mais affaiblit cependant considérablement ses prérogatives.

    La constitution du 3 septembre 1791, énonce qu’ « Il sera établi des fêtes nationales pour conserver le souvenir de la Révolution française, entretenir la fraternité entre les citoyens, et les attacher à la Constitution, à la Patrie et aux lois. » (Titre I). La fraternité n’a qu’une place congrue, elle s’entretient par la fête mais elle a tout de même l’honneur de la Constitution et s’entoure de la Patrie et des lois.

    On remarquera qu’une des représentations tangibles de la fraternité est la fête. Elle s’incarne encore aujourd’hui - sans parler de la fête nationale du 14 juillet avec son défilé, ses bals et feux d’artifices - dans des fêtes civiles. Cette fraternité se renouvelle dans des fêtes officielles – sous l’ égide de l’Etat et de la culture avec la fête de la musique ou chacun peut participer – ou non-officielles telles que la fête des voisins ou les dîners en blanc qui voient plusieurs milliers de personnes se rassembler pour partager un repas. Convivialité, échange, partage parlent le langage de la fraternité.

    Mais pour en revenir à notre Histoire, c’est finalement le titre 4 du préambule de la constitution du 4 novembre 1848 qui marque les débuts de la devise nationale telle que nous la connaissons aujourd’hui : la République française « a pour principe la Liberté, l’Egalité et la Fraternité. Elle a pour base la Famille, le Travail, la Propriété, l’Ordre public. »

    Elle obtient finalement le prestige de l’universalité dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (ONU 10 décembre 1948) avec 40 suffrages et 8 abstentions sur les 48 pays présents :

    On peut donc constater que l’idée de fraternité est une idée en devenir. Elle n’est pas figée mais progresse. Elle a fait son chemin en Occident pour arriver gravée dans le marbre des institutions et se veut en partage pour l’humanité.

    1)http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/1980/documents/hf_jp-ii_hom_19800601_pargi-francia_fr.html dernière consultation 10/2014  2)HUGO Victor, Actes et Paroles de Victor Hugo, Livre I, Paris, Albin Michel, 1937, p. 101.  3)HERBRETEAU Hubert, La fraternité Entre utopie et réalité, Paris, Les Editions de l’Atelier, 2009, p. 145.  4)ibid p. 151.  5)DUJARIER Michel, L'Eglise-Fraterntité, I. Les origines de l'expression « adelphotès-fraternitas » aux trois premiers siècles du christianisme, Paris, Le Cerf, 1991, p. 72.  6)ATTALI Jacques, Fraternités : Une nouvelle utopie, Paris, Fayard, 1999 , 1277-80 (édition Kindle)  7)HERBRETEAU Hubert, La fraternité Entre utopie et réalité, Paris, Les Editions de l’Atelier, 2009, p. 9.  8)AMADOU Robert, “Liberté, Égalité, Fraternité” - II. La Devise républicaine et la Franc-Maçonnerie, Renaissance Traditionnelle N°19/20 - Juillet/Octobre 1974  9)LEROUX Pierre in Revue encyclopédique, ou Analyse raisonnée des productions les plus remarquables, Volume 60, Paris, 1833, p. 104.  10)AMADOU Robert, “Liberté, Égalité, Fraternité” - II. La Devise républicaine et la Franc-Maçonnerie, Renaissance Traditionnelle N°19/20 - Juillet/Octobre 1974  11)MICHELET Jules, Histoire de la Révolution française Tome 1, Liv II ch XII 1847, Paris, Bouquins Robert Laffont, p. 338.  12)La première République date du 21 septembre 1792 suite à la proclamation de l'abolition de la royauté et donc de fait, la fin de la monarchie.  13)en coréen : « 모든 인간은 태어날 때부터 자유로우며 그 존엄과 권리에 있어 동등하다. 인간은 천부적으로 이성과 양심을 부여받았으며 서로 형제애의 정신으로 행동하여야 한다. » La Corée ne fut pas signataire à l’origine de la déclaration puisque son entrée à l’ONU lui est postérieure (1991)

    Ⅲ. Une recherche de sens

    Dans notre première partie nous avons prétendu savoir ce que voulait dire fraternité. Le terme est important, sacralisé, figé et finalement confus ; « mot-valise, mot-relique, mot-épave » dit Régis Debray. C’est une mémoire, un vestige de l’histoire que l’on date de la Révolution. Nous avons vu que le terme ne prend réellement corps dans la devise républicaine qu’en 1848 et qu’il est re-acté cent ans plus tard avec toute sa superbe dans la déclaration universelle des droits de l’homme.

    Mais le terme est vague. Pour certains, pour reprendre les craintes d’Hubert Herbreteau, « cette notion fait partie du domaine superficiel et sans consistance des émotions collectives et médiatiques. ».

    C’est pourquoi nous voulons lui donner du sens. Cette superficialité nous entendons d’abord la dissiper en donnant à l’utopie, les reliefs d’une topologie.

      >  Ⅲ.1.Essai de topologie

    La fraternité est-elle une utopie (du grec : u privatif et topos le lieu), un « sans lieu » ou est-elle réalisable ? On parlait autrefois de la cité de Tolède (Espagne) comme d’un modèle de fraternité ou toutes les religions avaient leur place et où les hommes vivaient en harmonie. Fut-ce un conte ? Et même si cette entente avait été réelle, exista-t il un jour une cité idéale capable d’abriter les hommes fraternels ?

    C’est qu’en effet la fraternité n’a pas de lieu. C’est ce vers quoi l’on tend mais sans jamais l’atteindre vraiment. Il s’agit bien d’un concept, d’une abstraction, d’une utopie. Mais ne prenons pas cette utopie dans le sens qu’il a aujourd’hui – celui d’une abstraction inutile, un rêve impossible, un désir inaccessible. Car il y a bien un mérite à chercher à réaliser la fraternité, c’est-à-dire à la rendre réelle. C’est pourquoi nous proposons d’en définir une topologie: un discours sur le lieu. Il s’agit de regrouper ensemble des mots dont la signification est proche ou dont le sens appel par analogie un autre mot.

    L’intérêt d’un tableau synoptique est de visualiser les différents concepts qui se rapprochent d’un concept clef. Plus le mot est proche de celui-ci, sur le tableau, plus son sens est associé à celui du mot clef. Les mots-concepts sont ainsi plus ou moins proches du mot-clef.

    Nous ne croyons pas qu’il existe des synonymes : chaque mot a un sens qui lui est propre quand bien même la nuance serait très fine. Mais nous pensons que la confusion tient à l’emploi erroné qui est fait des mots. Nous ne commenterons pas le tableau. Il n’est pas exhaustif, certainement emprunt d’un peu de subjectivité mais doit faire impression par association d’idées. Cependant nous tenons à dissiper l’amalgame qui est fait aujourd’hui entre fraternité d’une part et deux mots qu’on lui substitue souvent solidarité et tolérance d’autre part. Cela nous semble important parce que ces deux derniers ont pris une importance exceptionnelle dans les médias et les annonces politiques. Croire qu’ils représentent la fraternité, c’est diminuer la signification de la valeur fraternité, voire même faire contresens.

    Il s’agit pour nous de démystifier deux notions marketings que sont devenues la solidarité et la tolérance (Fig1). Ces deux notions ont certes à voir avec la fraternité. Elles lui répondent en un écho audible mais elles ne sauraient être prise pour elle comme on tente de nous le faire croire.

    Ministère de la fraternité ce Ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale créé en novembre 2010 par le gouvernement de François Fillon du président Sarkozy ? Même le café lorsqu’il n’est pas équitable est devenu solidaire ! Pourquoi pas fraternel ? On joue avec les mots au détriment de leur signification.

    Fraternité n’est pas solidarité car dans solidaire, il y a un solide qui donne à un faible. La fraternité sous-tend une relation d’égalité et non pas de dépendance. Le « je » n’est pas fraternel, seulement le « nous ». La solidarité répond à un état de détresse, la fraternité donne un avenir, un cap.

    Sans être ridicule, la solidarité n’est pas la fraternité.

    Réduire la fraternité aux seules tolérance et solidarité, qui sont pour l’une, une limitation du vouloir – je ne fais pas tout ce que je veux vis à vis d’autrui - et l’autre pour bonne part un contentement personnel – donner à celui qui en a besoin, c’est avant tout se valoriser - ne reflète que de loin la vérité. Car à contre exemple, l’intolérance peut se comprendre ; on parle ainsi de tolérance zéro sur les faits d’incivilité par exemple. Comme il était interdit d’interdire, suivant le slogan de mai 68, il semble avec l’air du temps qu’il faille absolument dire non à l’intolérance. Soyons d’accord évidemment pour affirmer qu’il faut absolument dire non à cette intolérance qui veut discriminer les personnes, établir des échelles de valeurs entre les hommes et comparer les cultures pour les hiérarchiser.

    Mais c’est oublier que toute intolérance n’est pas négative. Ce qui dérange sans doute c’est qu’elle génère un principe d’ordre. On croit à tort aujourd’hui qu’être tolérant, c’est de ne rien refuser de l’autre : ni ses coutumes, ni ses idées, ni ses critiques. C’est aujourd’hui un peu le mal de la France, hypercritique envers elle-même et jusqu’à repentante de son histoire.

    Mais les Français veulent-ils être frères du Monde, frères de l’autre-étranger ?

    On comprendra que la fraternité est là, dans un détail, une relation particulière à l’autre. Elle n’est pas dans l’idée générale et désincarnée. Et ce n’est pas le moindre des paradoxes que d’affirmer que cette idée de fraternité, dans la relation à l’autre est universelle.

    Ecoutons encore le Premier Ministre M. Manuel Valls. Il est l’illustration par son parcours et exemplaire dans ce discours de la fraternité. Bien que d’origine espagnole, il a choisi la nationalité française et est devenu chef du gouvernement :

      >  Ⅲ.2. La relation entre la fraternite ,la liberte et l’egalite

    Dans un Sondage TNS SOFRES d’avril 2010 pour Lire la politique, à la question : A quelle valeur de la République française êtes-vous le plus attaché ?, la fraternité recueille seulement 14 % d’opinion contre 47 % pour la liberté et 36 % pour l’égalité (3% sans opinion)17)

    Est-ce à dire que la fraternité ne compte pas pour les Français ? Non, cela veut dire qu’elle n’est pas perçue comme fondamentale. C’est qu’inconsciemment on sait ce que sont la liberté et l’égalité. Ce sont des notions qui nous parlent et qui nous touchent.

    Il est nombre de titres d’oeuvres qui pour le plaisir d’un irrévérencieux bon mot ou d’une rime se passent de la fraternité. Ainsi du film de Jean Yanne Liberté, égalité, choucroute. « Liberté égalité Beyoncé » peut-on lire sur internet. Beyoncé mais quel rapport avec la choucroute ? Comme si la fraternité était la troisième roue du carosse, facilement interchangeable et non nécessaire.

    Si le terme est évincé, éludé, c’est parce qu’il n’est pas clairement compris; il s’apparente à solidarité mais est autre. En fait on ne sait pas ce qu’on dit avec fraternité alors on ne le dit pas. Liberté on connaît par les peuples opprimés qui n’ont pas cette liberté de circuler hors de leurs frontières. Egalité, en droit et en devoirs, tous égaux devant la loi. Mais fraternel ? Je suis libre, tu es mon égal, mais suis-je fraternel ? Quel texte de loi s’impose à moi fraternel ? Si l’égalité et la liberté semblent de tout bord, la fraternité est clivante. Valeur de gauche ? Valeur sociale, chrétienne ?

    Pourquoi, en parodiant Eluard et son sublime poème sur la liberté (Liberté, j’écris ton nom), peut-on dire aujourd’hui: Fraternité, j’oublie ton nom ?

    Pour le comprendre, essayons de déconstruire ce mécano républicain. Quelles sont les différences de nature entre ces trois notions: Liberté, Egalité, Fraternité.

    1- Liberte et egalite sont d’abord des valeurs politiques alors que la Fraternite est une valeur morale.

    La fraternité renvoie donc à un devoir envers autrui, alors que l’égalité et la liberté sont des droits et en premier lieu pour ma personne. Nos sociétés démocratiques ont érigé les droits en axiomes intangibles et non négociables. Ces droits sont sans aucun doute une progression dans la qualité de vie et “la protection sociale” de chacun. Ils se sont constitués tout au long de l’histoire par des luttes difficiles et des sacrifices de personnes. Nous n’en avons plus conscience. Mais si les Français sont nombreux à défendre leurs droits lorsqu’ils les pensent menacés, ils sont moins nombreux à mettre en avant leurs devoirs. Notre niveau de vie avec sa relative abondance semble nous envoyer ce message: vivons sans contrainte. Jouis de tes droits, laisse à d’autres et en particulier à l’Etat les devoirs. La fraternité est un contre-message: pour jouir de tes droits, n’oublie pas tes devoirs.

    2- Liberte et egalite dans leur plenitude sont incompatibles.

    Etre absolument libre, c’est être au dessus des lois qui réglementent cette liberté. Libres nous le sommes, libertaires nous ne le sommes pas. Nous accordons aux lois démocratiques un peu de notre liberté. « La liberté des uns s'arrête là où commence celle des autres » suivant la formule de John Stuart Mill. C’est une avancée de la démocratie d’avoir su borner dans l’intérêt commun notre bon vouloir, la volonté égoïste des désirs. Cette acceptation de la loi, c’est la fraternité.

    De même la grande utopie communiste du XXesiècle a prôné l’égalitarisme. Elle a voulu s’imposer en contraignant les hommes à l’uniformité.

    3- La lutte entre les notions

    Aujourd’hui plus que jamais les notions d’égalité et de liberté sont en conflit. Les sociétés modernes sont face à deux courants contraires : le «marché» avec son libre échange, promettant la richesse personnelle à ceux qui le pourront et la sociale démocratie, qui entend protéger les plus faibles, donner une égalité de chance et de moyens en exigeant la redistribution des richesses.

    Et de poursuivre:

    Pour l’auteur le plaisir semble une source motrice de la fraternité. Elle peut aussi être celle de la conscience et du devoir dont on peut retirer – ou non - une satisfaction personnelle : celle d’avoir bien fait.

      >  Ⅲ.3. Empathie : un avenir pour la fraternite

    La fraternité est une utopie, concédons-le. Il y a peu de chances pour qu’elle se réalise pleine et entière dans ce monde où les intérêts égoïstes sont parfois valorisés mais c’est une aspiration morale vers laquelle, pour le bien de l’humanité, il faut tendre.

    Cependant elle n’est pas totalement abstraite et désincarnée : dans nos comportements nous pouvons trouver des signes tangibles de cette fraternité. L’empathie est une déclinaison de la fraternité.

    Il faut bien comprendre que même si ce sentiment a toujours été présent en nous, l’avènement d’une civilisation de l’empathie comme l’envisage Jeremy Rifkin dans son ouvrage, Une nouvelle conscience pour un monde en crise (The Empathic Civilization), ne peut se réaliser que maintenant. Il semble que le processus aboutisse aujourd’hui à un moment spécifique de notre Histoire. Et nous pouvons nous réjouir que cette Histoire ait un sens. Les conditions de l’avènement d’une civilisation fraternelle sont réunies.

    Plusieurs facteurs y concourent : principalement par une élévation du niveau de vie, une proximité des hommes grâce aux nouvelles technologies de communication, une compréhension par une ou des langues communes, une perte du concept d’exclusivité territoriale. Nous allons tenter de les analyser.

    1- Un changement de civilisation

    Un âge de l’empathie semble se dessiner aujourd’hui. Il s’agit d’un processus historique complexe qui mèle évolution économique et progrès social.

    Nous sommes donc en transition, en train de changer de mode de civilisation. Passant des origines d’un mode où la survie était la dominante fondamentale à une recherche de qualité de vie désormais. Cette qualité passe par la relation à l’autre et les biens matériels deviennent progressivement secondaires.

    Avec l’augmentation du niveau de vie et la confiance quant à la possibilité d’avoir accès sans contrainte aux biens nécessaires – et superflus – de la vie, le sentiment de vivre dans une civilisation d’abondance permet le développement de l’empathie. Il est possible de partager lorsque l’on a de quoi partager.

    2- Une plus grande proximite des etres humains grace aux nouvelles technologies de communication.

    Même s’il est trop tôt aujourd’hui pour faire un bilan positif de l’utilisation d’internet et du cyberespace, force est de constater que les moyens nous sont donnés, à foison, pour communiquer. Il ne s’agit pas ici de dire que les réseaux sociaux permettent certainement l’avènement de la fraternité – rien que parce qu’un grand nombre de personnes en sont exclues ou s’en excluent - mais simplement de constater la possibilité offerte.

    Le « phénomène du petit monde » « The small world theory », encore appelé paradoxe de Milgram illustre cette proximité des hommes. Aujourd’hui chaque être humain est en connexion avec l’ensemble des autres. Nous ne serions jamais qu’à six degrés de séparation d’un inconnu : je connais quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît une autre personne. Le monde est petit comme dit l’expression. La technologie permettrait ainsi à près de sept milliards d’êtres humains de se rapprocher les uns des autres. L’autre n’est plus un inconnu.

    Ce « phénomène du petit monde » a été étudié et popularisé par le psycho-sociologue Stanley Milgram en 1967 dans la société américaine26).

    Il en arrive à ce paradoxe que quelque soit l’individu lambda, il n’est relié socialement à n’importe quel autre individu que par un maillage de six autres personnes : « six degrés de séparation » alors que l’on pourrait croire cette séparation bien plus importante.

    3- Cosmopolitisme : La fin du territoire

    Le développement économique, par le commerce et l’augmentation du niveau de vie, a permis le développement des transports et des rencontres internationales. Les contacts se sont multipliés et l’homme devient de plus en plus nomade. Le territoire n’est plus le critère ultime de l’identité et il sera sans doute de moins en moins important pour discriminer ou définir une personne. Déjà l’Angleterre et les Etats-Unis accueillent sur leur territoire des personnes d’origine très diverse, comme dans la plupart des capitales occidentales. Les doubles nationalités sont fréquentes ainsi que le multiculturalisme.

    Pour autant qu’elles ne soient pas schizophrènes, c’est-à -dire non assumées et vécues comme incompatibles, deux cultures coexistantes enrichissent une personne. Dans son individualité d’abord et dans son rapport aux autres ensuite.

    4- Les langues universelles

    Reconnaissons à l’anglais une place privilégiée dans le concert des nations. C’est la langue de référence. Elle est de fait une langue de travail, acceptons la comme un plus petit commun dénominateur. Il est vrai que près de 80 pour cent de toutes les informations stockées sur Internet sont en anglais. Ce qui sous-entend que pour profiter pleinement des richesses de la toile, l’anglais est nécessaire.

    Cela ne saurait en aucun cas signifier la fin des autres langues qui portent en elles une diversité culturelle et une richesse à préserver. Signalons aussi que des projets conséquents - dont ceux de la francophonie qui voit l’anglais parfois comme une hégémonie et un asservissement culturel - se développent de par le monde. Le volet francophone de Wikipedia, l’encyclopédie libre et participative sur internet, revendique, fièrement, plus d’un million cinq cent mille articles en français.

    14)Actes et Paroles de Victor Hugo Livre I, Le droit et la loi, XII, Paris, Albin Michel, 1937, pp. 31-32.  15)TILLINAC Denis, Dictionnaire amoureux de la France, Paris, Plon, 2008, p. 129.  16)Déclaration de politique générale au parlement français le 8 avril 2014  17)www.tns-sofres.com/etudes-et-points-de-vue/liberte-egalite-fraternite-ou-en-sommes-nous-aujourdhui  18)Actes et Paroles de Victor Hugo Livre I Le droit et la loi III, Paris, Albin Michel, 1937, pp. 12-13.  19)ATTALI Jacques, Fraternités : Une nouvelle utopie, Paris, Fayard, 1999, 1203-12 (édition Kindle)  20)ibid 1537-40  21)ibid 492-95  22)ibid 1781-1804  23)http://fr.wikipedia.org/wiki/Empathie  24)RIFKIN Jeremy, Une nouvelle conscience pour un monde en crise : Vers une civilisation de l'empathie, Paris, Actes Sud, 2012, p. 569.  25)ibid p. 538.  26)MILGRAM Stanley, “The Small World Problem”, Psychology Today, 1967, Vol. 2, pp. 60–67.  27)RIFKIN Jeremy, Une nouvelle conscience pour un monde en crise: Vers une civilisation de l'empathie, Paris, Actes Sud, 2012, p. 547.  28)ibid p. 557.  29)ibid p. 564.

    Ⅳ. Conclusion

    Tout l’objet de notre recherche tenait en ces interrogations: pourquoi la notion de fraternité est-elle délaissée ? Pourquoi est-elle nécessaire ? N’est-elle qu’idéale ou peut-elle se concrétiser ?

    Notre étude nous a permis d’esquisser quelques réponses. La fraternité est une utopie. Elle a des origines chrétienne évidente mais elle s’est totalement émancipée de la tutelle de l’église, le principe de laïcité étant une vertue directrice de la République. Quant à savoir si la devise républicaine est redevable au mouvement franc-maçon, c’est de la petite histoire finalement sans mesure avec sa dimension universelle.

    Enfin, nous ne pouvons pas réduire la fraternité à telle ou telle notion qui n’en est qu’une représentation : solidarité et tolérance, deux valeurs avec lesquelles on la confond si souvent, ne font pas la fraternité. La fraternité est ce qui permet la compatibilité entre la liberté et l’égalité. Elle se réalise dans l’empathie comme une promesse de l’Histoire.

    André Gide écrivait en 1935 dans Les nouvelles nourritures: « Combien de jeunes velléités qui se croyaient pleines de vaillance et qu'a dégonflées tout à coup ce seul mot d'utopie, et la crainte de passer pour chimériques aux yeux des gens sensés. Comme si tout grand progrès de l'humanité n'était pas dû à de l'utopie réalisée. »

    La Fraternité ne doit pas être interprétée comme un bon sentiment utopique mais envisagée comme une nécessité pour construire, être plus forts ensemble. Il s’agit ainsi d’avoir un projet commun, une direction commune et universelle. La fraternité, c’est aussi regarder ensemble dans la même direction.

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  • [(Fig1)] Fraternite: tableau synoptique
    Fraternite: tableau synoptique