Etude sur certaines caracteristiques des populations originaires de Chine, du Japon, de Coree du Nord et de Coree du Sud immigrees en France

중국, 일본, 북한 및 남한 출신 프랑스 이민자들의 특성에 대한 연구

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  • ABSTRACT

    프랑스 국립 통계 경제 연구소 (INSEE)에서는 프랑스에 살고 있는 외국인 출신의 프랑스 이민 남자와 여자 그리고 성인 및 미성년자들의 수(數)와 그들의 생활 조건에 대한 정보를 정기적으로 제공하고 있다. 그런데 중국과 일본 그리고 남한과 북한에서 온 사람들의 정확한 수치를 알기란 쉽지 않다. 그 이유는 우선, 프랑스에 거주하고 있는 대다수의 중국인들이 불법체류자들이고 불법적인 일에도 가담하고 있기 때문이다. 이와 함께 프랑스 통계청이 아시아 국가 출신의 이민자들을 세 개의 범주로 분류하는 점 또한 수치의 부정확성의 원인이 된다. 세 개의 영역 중 하나는 터키 거류민영역이고 다른 하나는 캄보디아-라오스-베트남 거류민영역(바로 이 범주에 프랑스에 살고 있는 많은 수의 중국인이 포함된다)이며 마지막으로 아시아의 다른 국가들 영역이다. 이중 세 번째 영역에는 앞에서 언급된 국가 이외의 모든 다른 아시아 국가들이 포함됨으로써 분류기준이 부정확하다고 할 수 있다. 좀 더 상세한 자료에 대한 연구와 분석은 중국과 일본 그리고 남한과 북한 출신 공동체들의 구체적인 특성을 이해하는데 도움을 줄 수 있을 것이다. 프랑스에 거주하는 중국인의 숫자(공식적으로 80 312명)를 산정하는 것은 어렵겠지만 집계된 일본인의 숫자(17,524명)는 남한(15,526명) 출신 사람들과 비록 적은 숫자이긴 하나 북한 (67명) 출신 사람들보다 약간 더 많음이 확인된다. 또 다른 주목할 사항은 이 사람들의 평균 실업률(15 %)이 프랑스에 집계된 이민 근로자 전체의 실업률(21.6 %)보다 더 낮다는 점이다. 그러나 프랑스인들의 실업률(10.9 %)보다는 더 높다. 이 국민들의 특징 중, 아시아 국가 출신의 여자들이 남자들보다 더 많으며 이 여성들의 일부는 혼자서 자녀들과 함께 살고 있는데 아마도 그 이유는 자녀들의 학업 때문인 듯하다. 그런데 자녀들하고만 살고 있는 남성들의 수도적지 않다. 숙박조건과 관련하여 이들 국가에서 온 학생들의 숫자가 계속 증가한다면, 대학 기숙사가 부족하게 될 것이다. 본 연구 분석에서 특기할 사항으로는 프랑스에서 집계된 18세 미만의 남한 출신 어린이들 중 대부분(열 명중 아홉 명 꼴로)이 프랑스에서 태어났고 현지에서 프랑스 국적을 취득하였다는 점이다.


  • KEYWORD

    communaute , immigration , INSEE , nationalite , recensement

  • 1. Introduction

    Nous savons peu de choses sur les populations originaires de Corée du Sud et du Nord qui vivent aujourd'hui en France, notamment par manque de données statistiques, l’INSEE1) ne faisant une distinction parmi les effectifs en provenance de pays asiatiques que pour la Turquie, le Cambodge et le Vietnam, les autres pays d’Asie étant regroupés en une catégorie unique sans autre indication sur les pays qui la composent. C’est ainsi que d’après les premiers résultats officiels du recensement effectué en janvier 2009, sur une population de plus de 64 305 000 personnes vivant en France en 2008, on comptait plus de 3 771 000 étrangers (soit environ 5,9 % de la population), dont plus de 520 000 Asiatiques (13,8 % de la population d’origine étrangère), répartis entre 222 000 Turcs (5,9 %), 41 000 Cambodgiens, Laotiens et Vietnamiens (1,1 %), les autres Asiatiques représentant 258 000 personnes (6,8 %).2) L’INSEE présente également des statistiques plus détaillées, indiquant les caractéristiques des populations étrangères par nationalités, tous les pays représentés en France étantcités. Ces données décrivent notamment les caractéristiques des personnes résidant en France et d’origine ou en provenance de Corée du Sud et de Corée du Nord, informations généralement négligées par les chercheurs qui se contentent souvent d’analyser des effectifs plus globaux. Cette étude a pour but de présenter ces effectifs détaillés et d’analyser leurs caractéristiques, notamment les répartitions hommes-femmes, une description de la population active, les conditions de logement d’une certaine catégorie de personnes et le nombre d’enfants âgés de moins de 18 ans, ce qui nous permettra d’avoir quelques indications de base sur les conditions de vie des Coréens du Sud et du Nord vivant en France. Nous ferons également des comparaisons avec la situation des Chinois et des Japonais, également absents des résultats globaux des recensements, ces deux pays représentant nos deux voisins directs d'Asie du Nord-Est. Ces chiffres sont bien sûr sujets à des fluctuations en raison du problème récurrent, en France, de l’immigration clandestine, notamment en provenance de Chine, mais le recensement étant censé concerner toute personne résidant en France et les enquêtes étant effectuées par des agents recenseurs de l’INSEE qui doivent respecter le secret statistique et non pas par des inspecteurs de police chargé de contrôler la régularité des titres de séjour, il est permis de penser que ces résultats donnent une indication plus précise que les indications données dans les médias3).

    1)Institut national de la statistique et des études économiques.   2)Le recensement le plus récent a été effectué de janvier à mars 2012 mais les résultats de cette enquête sont encore à l’état d’estimations. Ce sont donc les populations légales de l’année 2009 qui sont entrées en vigueur le 1e janvier 2012. D’après les évaluations les plus récentes, la population française aurait dépassé les 65 millions d’habitants en janvier 2011. Cf. INSEE Première, n° 332, janvier 2011.   3)Il faut rappeler que, d’après la loi du 7 juin 1951 sur la statistique publique, la réponse aux questions du recensement est obligatoire. Les réponses sont toutefois anonymes et confidentielles et ne peuvent donner lieu à aucun contrôle administratif ou fiscal.

    2. Effectifs

    Avant d’examiner de plus près les données intéressant les communautés asiatiques sur lesquelles nous baserons notre analyse, nous présenterons les statistiques qui concernent les immigrés de manière globale pour avoir un ordre d’idée concret sur la représentation des Asiatiques, notamment d’origine chinoise, japonaise, nord et sud-coréenne.4)

    D’après les résultats de l’enquête de l’INSEE, ce sont les Africains qui forment la communauté étrangère la plus importante de France avec plus de 1,5 million de personnes recensées, chiffre qui représente environ 40,7 % des effectifs des immigrés installés en France. Des données plus détaillées montrent que cette population est essentiellement d’origine maghrébine : 468 000 Algériens (soit 12,4 % du total de la population immigrée), 440 000 Marocains et 144 000 Tunisiens forment la grande majorité des immigrés africains (soit plus de 68,5 % de la population en provenance d’Afrique).

    Les Européens, notamment en provenance des pays membres de l’Union Européenne, représentent la deuxième communauté la plus nombreuse, 1 484 000 million de personnes ayant été recensées, soit 39,4 % des effectifs des immigrés résidant en France, dont 1 323 000 million de personnes originaires de pays de l’Union Européenne (soit pratiquement la totalité des Européens installés en France avec un peu plus de 89 %). Ce sont les Portugais qui forment la communauté la plus importante avec 493 000 personnes, soit 13,1 % du total des effectifs d’immigrés, suivis par les Italiens (174 000), les Britanniques (154 000) et les Espagnols (128 000).

    Nous avons cité les résultats de l’enquête de l’INSEE concernant les ressortissants des pays d’Asie de manière globale : 520 000 personnes originaires de pays asiatiques résident en France, soit 13,8 % de la population d’origine étrangère.7) Des données plus détaillées nous apprennent que cet effectif comprend 80 312 immigrés venus de Chine (34 512 hommes et 45 801 femmes), 17 524 Japonais (5 486 hommes et 12 308 femmes), 15 526 Sud-Coréens (5 752 hommes et 9 774 femmes) et seulement 67 Nord-Coréens (39 hommes et 29 femmes). Cette population représente donc un total de 113 429 personnes, soit environ 21,8 % des effectifs asiatiques. On peut remarquer un phénomène caractérisant cette communauté : les femmes sont beaucoup plus nombreuses que les hommes à l’exception de la Corée du Nord : les chiffres indiquent une répartition de 46 789 hommes pour 67 912 femmes qui représentent donc pratiquement 60 % de cette communauté.

    4)Il faut souligner le fait que parmi les Chinois recensés en France, un certain nombre sont de nationalité française mais originaires du Cambodge, du Laos et du Vietnam, pays du sud-est asiatique qui forment une catégorie à part dans les données de l’INSEE. Il n’est donc pas facile de faire une estimation précise des ressortissants d’origine chinoise résidant en France. Voir le concept appelé « Ethnic Chinese » par Emmanuel Ma Mung. Cf. Emmanuel Ma Mung, La diaspora chinoise : géographie d’une migration, Ophrys, Paris, 2000.   5)http://www.insee.fr/fr/themes/tableau.asp?reg_id=0&ref_id=etrangersnat.   6)Ibid.   7)On peut remarquer que la Turquie, dont la volonté d’adhérer à l’Union Européenne, une demande d’adhésion ayant été déposée en 1987, fait l’objet d’une controverse, a été classée parmi les pays d’Asie.   8)Tableau C2-MF2 - Immigrés selon le sexe, la catégorie de population et le pays de naissance détaillé.

    3. Population active

    D’après les résultats de l’enquête, la population considérée comme officiellement active en France se compose de 29 951 958 personnes dont 28 221 322 de nationalité française et 1 730 636 personnes de nationalité étrangère.9) Sur ces totaux, 3 087 232 Français et 375 109 immigrés sont en situation d’inactivité, représentant des pourcentages respectifs de 10,9 et de 21,6 %.10) Le taux d’inactivité des personnes originaires de pays étrangers représente donc pratiquement le double de celui des ressortissants français. Pour Jean-Louis Pan Ké Shon, une véritable ségrégation des travailleurs immigrés peut être observée en 2008,illustrant son raisonnement par le fait que moins de 42 % des immigrés en provenance d’Afrique, du Maghreb ou de Turquie résideraient dans les 10 % des zones où le taux de chômage est habituellement le plus élevé.11)

    D’après les statistiques plus détaillées fournies par l’INSEE, nous remarquons que si les femmes originaires de Chine, du Japon, de Corée du Nord et de Corée du Sud sont plus nombreuses que les hommes, les femmes actives sont également plus nombreuses que les hommes en âge de travailler. Nous obtenons ainsi les chiffres de 23 389 femmes et 20 073 hommes pour la Chine, 5862 hommes et 3654 femmes pour le Japon et 4872 hommes et 3365 femmes pour la Corée du Sud. Les résultats concernant la Corée du Nord ne sont pas significatifs, comme dans l’ensemble de cette étude, par manque d’effectifs : 26 hommes et 12 femmes. D’une manière générale, on peut remarquer que les personnes actives les plus nombreuses sont âgées de 30 à 39 ans. La seule tranche d’âge montrant une similarité de chiffres entre les hommes et les femmes est celle des 15-19 ans, 394 jeunes Chinois étant ainsi considérés comme actifs contre 358 Chinoises.

    Les données concernant le chômage indiquent que sur un total de 43 462 Chinois actifs recensés en 2009, on compte 20 073 personnes inactives, soit un taux d’inactivité de 13,4 %. Les chiffres atteignent respectivement 9516 et 1250 au Japon (13,1 %), 38 et 7 en Corée du Nord (18,4 %) et 8237 et 861 (15,2 %) en Corée du Sud, pour un taux d’inactivité moyen très légèrement supérieur à 15 %. Les taux de chômage dépassent donc ceux concernant les Français actifs mais sont nettement inférieurs à ceux des autres immigrés en âge de travailler. On peut remarquer une caractéristique de cette population active asiatique, en rapport avec la constatation effectuée sur les effectifs : les femmes en état d’inactivité sont beaucoup plus nombreuses que leurs homologues masculins, la disparité la plus nette concernant le Japon, 17,7 % des Japonaises en âge de travailler étant en état d’inactivité contre seulement 5,7 % de Japonais. Si nous ne possédons pas de chiffres plus précis pouvant expliquer ce phénomène, il est permis de supposer qu’un nombre important de femmes asiatiques originaires des quatre pays auxquels nous nous intéressons dans cette étude se consacrent soit à des études longues ou à des activités non professionnelles, soit à l’éducation de leurs enfants. D’après un rapport du Centre d’analyse stratégique, la part des femmes asiatiques dans le marché du travail de leurs pays d’origine est prépondérante et cette activité professionnelle se prolonge fréquemment à l’étranger.14)

    Autre caractéristique, le nombre d’hommes et de femmes inactifs âgés de plus de 60 ans n’est pas insignifiant puisqu’il atteint les chiffres respectifs de 107 Chinois (70 hommes et 37 femmes), 71 Japonais (31 hommes et 40 femmes) et 15 Sud-Coréens (9 hommes et 6 femmes). Ce phénomène reflète une tendance internationale, l’allongement de l’espérance de vie dû aux progrès de la médecine et à l’amélioration des conditions de vie ainsi que la nucléarisation des familles poussant de plus en plus de « seniors » à rechercher un emploi après leur départ à la retraite pour subvenir à leurs besoins sans recourir à l’aide de leurs enfants.15)

    Il faut remarquer que, dans le cas de la communauté chinoise, si les chiffres décrivant le nombre des effectifs devraient s’avérer exact d’après les critères officiels adoptés par l’INSEE, les taux d’activité et d’inactivité pourraient être remis en question en raison des soupçons qui pèsent régulièrement sur les travailleurs immigrés d’origine chinoise. L’étude de Gao Gun et de Véronique Poisson montre, à cet égard, que le nombre des ressortissants chinois interpellés en situation irrégulière sur le territoire français, est en constante augmentation depuis le début des années 2000.18) D’après les estimations de Pierre Picquart, le nombre des ressortissants d’origine chinoise qui auraient immigré de manière illégale en France serait égal à celui des personnes en situation régulière.19) L’importance du phénomène reflète les estimations de Gilles Pison, pour qui la Chine était, dès le début des années 2000, le 4e pays dans le monde à fournir le plus de migrants, derrière le Mexique, l’Inde et le Bangladesh.20)

    9)En France, toute personne peut postuler à un emploi entre 15 et 64 ans.   10)Nous avons préféré utiliser le terme « inactivité » plutôt que celui de « chômage » afin d’éviter les confusions, les personnes ayant déclaré ne pas avoir d’emploi au cours du recensement n’étant pas toutes à la recherche d’un emploi.   11)Jean-Louis Pan Ké Shon, “La ségrégation des immigrés en France : état des lieux”, Population et Sociétés, n° 477, avril 2011.   12)Tableau A1, Population active - dont chômeurs - selon le sexe, l'âge quinquennal, le lieu de naissance (France ou étranger) et la nationalité.   13)Tableau CD-A2 - Immigrés actifs - dont chômeurs - selon le sexe, l'âge quinquennal et le pays de naissance détaillé.   14)Cécile Jolly, Frédéric Lainé, Yves Breem, L’emploi et les métiers des immigrés, Centre d’analyse stratégique, Document de travail n° 2012-01, février 2011.   15)D’après un rapport de l’ANPE (Agence nationale pour l’emploi), les personnes âgées de 50 à 64 ans représentaient 15,2 % du total des demandeurs d’emploi en décembre 2004. Cf. Agence Nationale pour l’emploi, Les demandeurs d’emploi seniors, Observatoire de l’ANPE, Département Études, Evaluation et Statistiques, mars 2006.   16)Tableau CD-A2 - Immigrés actifs - dont chômeurs - selon le sexe, l'age quinquennal et le pays de naissance détaillé.   17)D'après le tableau CD-A2.   18)Gao Yun, Véronique Poisson, Le trafic et l’exploitation des immigrants chinois en France, Bureau International du Travail, Genève, 2005.   19)Pierre Picquart, L’Empire chinois, Favre, Lausanne, 2004.   20)Gilles Pison, “Le nombre et la part des immigrés dans la population : comparaisons internationales”, Populations et Sociétés, n° 472, novembre 2010.

    4. Conditions particulieres de logement

    Les résultats de l’enquête de l’INSEE précisent également qu’une partie de la population immigrée résidant en France est logée dans des conditions particulières : il s’agit ici de personnes occupant des logements collectifs prévus pour certaines corporations et des foyers étudiants. Les données indiquent aussi qu’un certain nombre d’immigrés ne bénéficient pas d’une adresse fixe et sont logés dans des conditions diverses, suivant les moyens dont ils disposent.21) On peut ainsi remarquer que la proportion des Coréens hébergés par des communautés religieuses est beaucoup plus importante pour les Coréens que pour les Chinois : 121 Coréens (24 hommes et 97 femmes) pour 106 Chinois (29 hommes et 78 femmes). Les statistiques ne fournissent cependant pas de pourcentages sur le nombre d’ecclésiastiques originaires des quatre pays qui nous intéressent logés dans ces communautés.

    Par contre, les personnes logées dans des casernes sont certainement, en grande majorité, des militaires. On peut remarquer ici le nombre très faible de femmes : une Chinoise et une Sud-Coréenne. Concernant le nombre de personnes logées dans des conditions instables (foyer social22), embarcation, véhicule) ou sans domicile, le nombre de Japonais (2) ou de Nord-Coréens (1) recensé est pratiquement inexistant mais on trouve 9 Sud-Coréens (6 hommes et 3 femmes) et 22 Chinois (15 hommes et 7 femmes) vivant dans ces conditions. Il est intéressant de noter que les 2 personnes japonaises et la personne nord-coréenne recensées ici sont des femmes. Dans le cas de la Corée du Sud, une femme avait trouvé refuge auprès d’un foyer social mais deux vivaient dans des conditions indéterminées au moment de l’enquête.

    Les chiffres concernant le nombre d’étudiants logés dans des foyers montrent que le nombre de places disponibles dans les chambres est largement insuffisant par rapport au nombre d’étudiants inscrits dans des établissements supérieurs. Ainsi, pour l’année universitaire 2003-2004, 11 908 étudiants chinois, 1 851 étudiants japonais et 2 877 étudiants coréens se trouvaient en France pour étudier mais ces chiffres montrant une tendance continue à la hausse, il est permis de penser que le nombre d’étudiants ayant réussi à trouver une chambre dans une résidence universitaire d’après les résultats de l’enquête de l’INSEE est sans aucune mesure avec celui des places accordées.24) On peut noter que les filles logées dans des foyers sont, d’une manière générale, plus nombreuse queles garçons, sans doute en raison de la possibilité qui leur est offerte d’intégrer des foyers de jeunes filles. La grande majorité de sétudiants doivent donc trouver et financer un logement par leurs propres moyens. On peut remarquer également qu’aucun nord-coréen n’est concerné ici, ce qui voudrait dire qu’aucun ressortissant de ce pays ne serait officiellement inscrit dans un établissement d’établissement supérieur français, mais des données précises sur ce sujet ne sont pas disponibles.

    Parallèlement à cette évaluation des statistiques consacrées au logement des étudiants, il est intéressant de faire le point sur le nombre des étudiants d’origine chinoise, japonaise et sud-coréenne venus étudier en France à partir de la fin des années 90. On peut remarquer que si ce sont les étudiants sud-coréens qui étaient les plus nombreux au cours de l’année universitaire 1998-1999 (1 511 étudiants), leur nombre commença à décroître dès l’année suivante (1 226 étudiants), phénomène que l'on peut sans doute attribuer aux difficultés financières que connut la Corée du Sud à partir de 1997. Le nombre des étudiants coréens augmenta nettement dès 2002 (2 221 étudiants) et surtout en 2003 (2 877 étudiants), pour un taux d’augmentation global, de 1998 à 2003, de 30 %. Le nombre des étudiants japonais connut une croissance régulière, 1 851 étudiants ayant été recensés en 2003, pour une croissance moyenne de 26,7 %. Malgré l’importance de ces taux d’augmentation du nombre d’inscriptions d’étudiants sud-coréens et japonais dans les universités françaises, ces chiffres ne soutiennent aucune comparaison avec ceux qui décrivent une arrivée massive d’étudiants chinois : si 1 374 étudiants étudiaient en France en 1998, ils étaient 11 908 en 2003, soit un taux d’augmentation gigantesque de 766,7 %. Les étudiants chinois représentaient ainsi environ 6 % de la population estudiantine d’origine étrangère inscrite dans une université française.26)

    21)Nous ne parlons pas ici de « logement précaire », une définition précise n’existant pas. Ces logements, qui s’opposent aux « logements ordinaires » recouvrent différents critères qui peuvent évoluer selon l’époque.   22)Il s’agit d’établissements qui accueillent provisoirement des personnes sans domicile.   23)Tableau C2-MF2 - Immigrés selon le sexe, la catégorie de population et le pays de naissancd détaillé.   24)Un projet de construction d’un pavillon coréen à la Cité universitaire de Paris est en cours mais se heurte à des problèmes à la fois de répartition du projet entre les universités coréennes intéressées et de participation financière éventuelle de groupes industriels coréens et français.   25)Tableau C2-MF2 - Immigrés selon le sexe, la catégorie de population et le pays de naissancd détaillé.   26)Ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, note d’information, septembre 2004, p. 4.

    5. Structures particulieres de menages

    Les résultats de l’enquête de l’INSEE nous amènent à faire quelques constatations sur le nombre de personnes formant les ménages en provenance des quatre pays qui nous intéressent dans cette étude : nous pouvons remarquer un nombre conséquent de personnes vivant seules ainsi que des mères, voire, et c’est un phénomène intéressant, des pères qui séjournent en France seuls avec leurs enfants. Dans le premier cas, les chiffres publiés sont de 8 556 Chinois, dont 3 789 hommes et 4 767 femmes vivant seuls, 4 206 Japonais (1 444 hommes et 2 762 femmes), 8 Nord-Coréens (4 hommes et 4 femmes) et 3 846 Sud-Coréens (1 462 hommes et 2 384 femmes). Un simple regard sur ces données nous indique, sauf dans le cas de la Corée du Nord dont les chiffres sont insignifiants, que le nombre de femmes seules est nettement plus important que celui des hommes seuls mais cette particularité tient sans doute au fait que les effectifs féminins sont plus denses que les effectifs masculins.27) Les pourcentages indiquant la proportion d’hommes et de femmes séjournant seuls en France par rapport au total des populations d’hommes et de femmes montrent d’ailleurs une différence moins marquée : ainsi, si 10,5 % des Chinois recensés en France vivent seuls, ce résultat se décompose en 10,9 % d’hommes et de 10,4 % de femmes, chiffres donc très proches. Nous pouvons faire la même constatation pour le Japon, la Corée du Nord et la Corée du Sud avec, cependant, une remarque : le pourcentage de Japonais et de Sud-Coréens ayant déclaré vivre seuls en France est similaire et représente une part essentielle dans le paysage de la population immigrée originaire de ces deux pays : ainsi, 24 % des Japonais (26,3 % d’hommes et 22,4 % de femmes) et 24,7 % des Sud-Coréens (25,4 % d’hommes et 24,3 % de femmes), soit près d’un quart des effectifs totaux, ce qui est considérable mais reflète un phénomène devenu courant dans les pays d’origine.28)

    Les donnees indiquent egalement un phenomene auquel nous n’etions pas habitues : un certain nombre d’hommes immigrent seuls avec leurs enfants. L’INSEE ne fournissant pas de precisions sur cette categorie particuliere de menage, nous faisons donc les suppositions suivantes : il peut s’agir, d’abord, d’hommes veufs ou divorces qui auraient decide d’immigrer en France avec leurs enfants. Le cas le plus probable serait celui d’un homme qui viendrait sejourner en France pour des raisons professionnelles ou afin de poursuivre ses etudes mais dont la compagne se trouverait dans l’impossibilite de quitter son pays pour les memes raisons professionnelles ou academiques. Les motifs qui pousseraient une femme a immigrer avec ses enfants mais sans son conjoint pourraient etre les memes mais, dans le cas de la Coree du Sud, nous savons que de nombreux couples maries choisissent de se separer momentanement, la mere suivant ou rejoignant ses enfants scolarises a l’etranger et le pere restant dans son pays pour des raisons professionnelles.31) D’apres une analyse des resultats de l’enquete de l’INSEE, 468 familles seraient dans ce cas contre 34 menages composes du pere et ses es enfants.32) Il est possible que parmi ces hommes et ces femmes restes dans leur pays d’origine, un certain nombre projette de rejoindre sa famille en France plus tard mais nous ne possedons pas de donnees decrivant avec suffisamment de precisions ce cas de migration.33)

    Nous trouvons également dans les statistiques de l’INSEE des communautés, donc non religieuses ni militaires, puisque ces dernières ont été répertoriés dans une autre catégorie que nous venons de voir un peu plus haut. Ne disposant pas de précisions sur l’identité de ces regroupements de personnes, nous pouvons supposer qu’il s’agit de personnes qui auraient décidé de partager un logement afin de réduire les frais d’achat ou de location qui découragent souvent les immigrés, en particulier ceux qui séjournent dans les grandes villes. Il est probable qu’un certain nombre d’étudiants, qui n’auraient pas pu intégrer une résidence universitaire soient dans ce cas. Parmi les ménages de ce type, l’INSEE recense 2 894 communautés chinoises, 295 japonaises, 496 sud-coréennes et juste une nord-coréenne mais nous n’avons pas de précisions sur le nombre de personnes qui composent ces foyers.

    27)Il est dommage que nous ne puissions pas disposer de données plus précises sur l’identité de ces personnes vivant seules : il peut donc aussi bien s’agir de jeunes célibataires que de personnes âgées qui auraient perdu leur conjoint.   28)La presse coréenne a ainsi annoncé que le nombre de personnes vivant seules en Corée du Sud avait été multiplié par 4 entre 1990 et 2012. Cf. Joongang Daily, 14 août 2012.   29)Tableau MF38 - Ménages immigrés par type de ménage et le pays de naissance détaillé de la personne de référence ou du conjoint.   30)D'après le tableau MF38.   31)Les pères de famille sud-coréens qui sont dans cette situation sont appelés papas « kireogi ».   32)Les données dont nous disposons ne précisent pas le nombre d’enfants composant ces ménages.   33)Il faut cependant noter que, d’après les chiffres du ministère de l’Intérieur, sur 97 736 nouveaux migrants arrivés en France en 2009, 92 % ont été admis au titre des migrations familiales, dont 67 % en tant que conjoints de Français et 18 % au titre du regroupement familial. Cf. Ministère de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, Département des statistiques, des études et de la documentation, Infos Migrations, n° 19, janvier 2009.

    6. Immigres mineurs

    Concernant la population des enfants de moins de 18 ans originaires de Chine, du Japon, de Corée du Nord et de Corée du Sud venus immigrer en France, le résultat du recensement de l’INSEE indique que sur une population de 80 312 Chinois immigré en France, 14 432 sont des enfants mineurs âgés de moins de 18 ans, soit une proportion de 17,9 %, pourcentage non fourni par l’INSEE mais calculé directement pour les besoins de cette étude. Dans le cas du Japon et de la Corée du Sud les pourcentages diffèrent peu avec, respectivement, 18,2 % et 18,5 %. Le résultat intéressant les effectifs d’immigrés d’origine nord-coréenne sont, ici encore, à une échelle très réduite : sur 67 personnes, 4 enfants de moins de 18 ans ont été recensés, soit un pourcentage de 5,9 %.

    Des données plus détaillées sur ces effectifs nous amènent à faire deux constatations principales : contrairement aux statistiques décrivant l’ensemble des effectifs, les garçons sont plus nombreux que les filles et les enfants nés en France sont nettement plus nombreux que ceux nés dans un pays étranger. Dans la majorité des cas, il ne s’agirait donc pas, à proprement parler, d’enfants immigrés mais plutôt d’enfants d’immigrés nés en France. Ainsi, sur 14 432 enfants d’origine chinoise recensés (7 686 garçons et 6 746 filles), 11 691 sont nés en France. Dans le cas du Japon, sur 3 188 mineurs de moins de 18 ans (1 632 garçons et 1 556 filles), 2337 sont nés en France. Les enfants sud-coréens sont au nombre de 2 883 (1 512 garçons et 1 371 filles) dont 2 485 nés en France. On peut remarquer que si le nombre total des immigrés en provenance du Japon (17 524) est légèrement plus élevé que celui des Sud-Coréens (15 526) venus en France, le nombre des enfants d’origine japonais est également plus élevé. Le nombre d’enfants venus de Corée du Nord est insignifiant : juste 4 enfants, dont aucun né en France.

    Une exploitation plus détaillée des statistiques de l’INSEE nous éclaire davantage sur les structures internes de ces effectifs. Un calcul du pourcentage d’enfants âgés de moins de 18 ans originaires des quatre pays sur lesquels nous basons notre étude nous confirme que la grande majorité d’entre eux sont nés en France, excepté le cas de la Corée du Nord dont les chiffres sont, nous l’avons remarqué plusieurs fois, au cours de cette étude, insignifiants. Nous pouvons ainsi observer que 81 % des enfants chinois de moins de 18 ans résidant chez une famille d’origine chinoise, donc probablement logés chez leurs parents, sont nés en France. Le chiffre est légèrement inférieur dans le cas des mineurs japonais avec 73,3 % mais il est plus important dans le cas des enfants originaires de Corée du Sud, 86,2 % des enfants sud-coréens vivant chez une famille immigrée étant nés en France, soit une proportion de près de neuf enfants sur dix, autant dire la quasi-totalité.

    Cette observation nous amène à aborder un problème sensible, celui de la nationalité des enfants de moins de 18 ans venus séjourner en France ou nés en France, catégorie des effectifs la plus nombreuse comme nous venons de le voir.37) Dans le cas des enfants d’origine chinoise, on peut remarquer que, parmi 11 691 enfants nés en France, 5 375 ont acquis la nationalité française contre 6316 enfants, donc plus nombreux, qui ont conservé la nationalité de leurs parents. Parmi les enfants nés à l’étranger, donc en Chine pour la majorité des cas, un certain nombre ont acquis la nationalité française, soit dès leur naissance soit à la suite de démarches administratives : il s’agit certainement du cas des enfants dont un des parents, en général le père, est de nationalité française. Les chiffres montrent une tendance différente dans le cas des enfants d’origine japonaise : sur 3 188 enfants nés en France, 1 811 ont acquis la nationalité française, 526 conservant celle de leurs parents. Les données concernant les effectifs de mineurs de moins de 18 ans sud-coréens indiquent de manière très nette quelle proportion des enfants nés en France et de nationalité française est la plus importante en comparaison des effectifs des trois autres pays qui nous intéressent dans cette étude : ainsi, sur 2 486 enfants nés en France, 2 133 seraient de nationalité française.

    Une exploitation plus détaillée en pourcentages des données fournies par l’INSEE peut nous donner une vision plus concrète de ce phénomène. Ainsi, on peut remarquer que 41,7 % des enfants d’origine chinoise de moins de 18 ans sont de nationalité française, contre 66,9 % d’enfants japonais et 77,7 % d’enfants sud-coréens, statistique qui montre que les enfants d’origine sud-coréenne résidant en France sont en grande majorité nés en France et de nationalité française.

    Un autre calcul de pourcentages confirme cette tendance tout en confirmant le fait que le nombre des enfants d’origine chinoise nés en France et de nationalité française est nettement inférieur à ceux des enfants d’origine japonaise ou sud-coréenne.40) On remarque ainsi que sur 11 691 mineurs chinois âgés de moins de 18 ans, 5 375 (45,9 %) ont accédé à la nationalité française, soit par naissance, soit par acquisition, alors que sur 2 337 enfants japonais nés en France, 1 811 (77,5 %), donc une large majorité, sont de nationalité française. Les chiffres concernant les enfants sud-coréens confirment les tendances déjà évoquées plus haut : sur 2 486 enfants nés en France, 2 133 ont acquis la nationalité française, soit un pourcentage dépassant les 85 % équivalent à pratiquement un enfant sur dix. L’exploitation des résultats du recensement de l’INSEE nous permet donc de remarquer un phénomène d’une ampleur inattendue : la très grande majorité des enfants sud-coréens âgés de moins de 18 ans résidant en France (pour une proportion variant de 85 à 86 %) sont nés en France et ont acquis la nationalité française. On pourrait s’interroger sur les origines de cet état de fait : s’agit-il du résultat de projets volontairement conçus par les parents ou de simples concours de circonstances ?41) Nous manquons de données fiables pour répondre à cette question qui devrait faire l’objet d’une enquête sociologique mais nous ne sommes pas sûrs queles parents acceptent de se confier librement aux chercheurs qui s’interrogeraient sur la genèse de ce phénomène de société.

    34)Tableau MF34 bis - Enfants de moins de 18 ans vivant dans une famille immigrée selon le sexe, le lieu de naissance et la nationalité de l'enfant, et le pays de naissance de la personne de référence de la famille ou du conjoint.   35)D'après le tableau MF34 bis.   36)D'après le tableau MF34 bis.   37)Il faut noter que, depuis le recensement de 1999, il est possible de connaître le pays d’origine des naturalisés français.   38)Tableau MF34 bis.   39)D'après le tableau MF34 bis.   40)Le fait que les enfants chinois nés en France n’accèdent pas facilement à la nationalité française est sans doute en corrélation avec les soupçons d’immigration clandestine qui pèse sur cette communauté.   41)Nous évoquons ici le phénomène d’ « accouchement à l’étranger », sujet à de nombreuses critiques en Corée du Sud, les mères concernées étant soupçonnées d’immigrer volontairement au cours de leur grossesse de manière à donner naissance à leur enfant dans un pays étranger afin de lui permettre d’acquérir la nationalité de son pays d’accueil.   42)D'après le tableau MF34 bis.

    7. Conclusion

    Suite aux divers recensements de la population vivant en France effectués par l’INSEE et à leurs mises à jour régulières, nous pouvons obtenir régulièrement des informations et des précisions sur les effectifs officiels et légaux des hommes et des femmes, adultes et mineurs, qui résident sur le territoire français. Parallèlement à ces résultats globaux, des données plus détaillées nous donnent davantage de précisions sur l’identité de ces personnes qui peuvent être d’origine et de nationalité française ou étrangère. Le fait que la plupart des communautés d’origine asiatique ne figurent généralement pas dans les chiffres fournis par l’INSEE de manière systématique et ne font pas l’objet d’études particulières nous a amené à tenter de faire une analyse des statistiques disponibles décrivant les immigrés originaires de Chine, du Japon, de Corée du Nord et de Corée du Sud. Les résultats de cette étude nous amènent à faire différentes remarques : d’abord, il est probable que, dans le cas des immigrés chinois, les soupçons d’immigration et de séjour illégaux qui pèsent sur cette communauté s’avèrent exacts et faussent les résultats du recensement dans une proportion importante. Conséquences directes de cette immigration illégale : le taux d’inactivité des Chinois recensés (13,4 %) est légèrement supérieur à celui du Japon (13,1 %) et inférieur à celui de la Corée du Sud (15,2 %). Les étrangers « clandestins » d’origine japonaise ou venus de Corée du Nord ou de Corée du Sud sont sans doute moins nombreux même si nous avons pu personnellement prendre connaissance du fait qu’un certain nombre de Sud-Coréens résidaient et travaillaient en France sans titre de séjour valide. Ce problème de « travail au noir » déforment les statistiques de l’INSEE mais ce phénomène concerne, en fait, peut concerner les ressortissants de toutes les nationalités, y compris les Français. Autre constatation : quelques personnes ne disposent malheureusement pas d’un logement régulier, ayant été recensés dans des foyers sociaux ou à l’extérieur. Un phénomène qui concerne les mineurs d’origine sud-coréenne âgés de moins de 18 ans apparaît clairement à travers cette analyse : parmi les enfants nés en France, près de neuf sur dix sont de nationalité française, la plupart l’ayant acquise sur place. D’une manière générale, une enquête sociologique de grande ampleur consacrée à ces communautés asiatiques serait utile pour mieux cerner leurs caractéristiques mais sa valeur dépendrait de l’authenticité des résultats obtenus.

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