Les Incursions du reel dans les romans policiers*

추리소설에서 실제의 개입

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  • ABSTRACT

    본 논문의 목적은 20세기 프랑스어권의 두 추리소설에 나타난 리얼리즘의 지위와 역할을 분석하는 것이다. 추리소설은 일반적으로 멸시받는 장르이긴 하지만 책과 텔레비전 시리즈물 형태로 대중에게 매우 인기가 높다. 그럼에도 불구하고 21세기 초에 역사의 사실성을 강조하기 위해 있는 그대로의 적나라한 리얼리즘을 이용하려는 시도가 끊임없이 이루어지고 있다. 그런데 우리의 관점에서 리얼리즘이 분명히 독자의 관심을 끌지 못하는 상황에 놓여 있지만, 작가들에 의한 리얼리즘의 추구는 지속적으로 유지되고 있는 듯하다. 따라서 우리는 프랑스어권 문학을 상징하는 두 작가의 두 작품을 심층적으로 분석하려고 시도하였다. 이 두 작품에서 반복되는 두 주인공들은 독자들에게 잘 알려져 있는 인물이다. 우리는 리얼리즘이 어떤 형태로 시의적절하게 출현하는지 고찰하려고 했으며, 또한 사실성과 신빙성이라는 장르의 핵심적인 목적이 어떻게 실현되는지 파악하고자 했다.


  • KEYWORD

    roman , realisme , vraisemblance , personnage , lecteur , recit , intrigue , decor

  • Ⅰ. Introduction

    En France, ces dernières années, beaucoup de séries policières télévisées ont un fort ancrage dans le réel, leur conférant ainsi un statut de séries hyperréalistes. Souvent d’ailleurs, les acteurs font des stages de préparation dans de véritables commissariats de quartier afin de se rendre le plus crédible possible à l’écran. Ces nouvelles séries seraient une réponse à leurs ancêtres qui avaient pour héros Arsène Lupin, Hercule Poirot, le Saint, le commissaire Maigret ou Nestor Burma. Bien que rencontrant un vif succès populaire, elles ne sembleraient plus aussi réalistes de nos jours.

    Nous avons choisis de nous inscrire en faux par rapport à ce point de vue qui nous paraît faire la part belle aux images crûes et à la violence gratuite.

    Afin de montrer que réalité et vraissemblance ont toujours été les fils conducteurs des enquêtes policières, nous nous sommes intéressés aux oeuvres littéraires dont elles étaient issues, et plus particulièrement aux deux héros récurrents de Georges Simenon et Léo Malet : le commissaire Maigret et Nestor Burma.

    Pourquoi ce choix? Parce que Georges Simenon et Léo Malet sont les deux premiers auteurs francophones du vingtième siècle à avoir créé une sérialité avec les personnages de Maigret et Burma. Il nous semblait en outre difficile de passer à côté de la culture du polar qui existe en Belgique et du style parisien et argotique des années cinquante.

    Dans un premier temps, nous dresserons un tableau général du roman policier, en tentant de le définir, d’en voir ses caractéristiques, ses sources et son dévelopement au fil du temps. Nous essaierons aussi de voir quelle place a le réalisme et les faits divers dans les différentes productions.

    Nous nous pencherons ensuite plus precisément sur les deux ouvrages choisis en essayant auparavant d’en connaître brièvement les auteurs puis nous analyserons la place que tient le réel et quel rôle il peut bien jouer dans le déroulement des deux différentes intrigues policières.

    Ⅱ. Le roman policier.

       1. Definition.

    Le roman policier est un genre romanesque apparu au XIXe siècle. Il met en scène un détective ou un policier chargé d'élucider une affaire criminelle.

    Marc Lits le définit comme suit:

    On pourrait ainsi ajouter à la définition du roman policier qu’il demande intrinsèquement la participation du lecteur.

       2. Particularites.

    2.1. Le roman a enigmes.

    Traditionnellement, l'intrigue débute par un meurtre. Elle se développe ensuite selon une chronologie inversée. L'enquêteur doit découvrir ce qui s'est produit avant le crime. Le détective parvient à la solution en éliminant les suspects qui ne lui permettent pas de vérifier ses hypothèses.

    Le roman policier est essentiellement bâti sur l'observation et le raisonnement logique. Pour le lecteur, le plaisir procuré est celui d'un jeu, d'un exercice de réflexion et de déduction. Il s'identifie au héros tout en se mesurant à lui.

    L'auteur multiplie souvent les obstacles matériels et les pièges logiques tout au long de l'enquête : plusieurs suspects, de nouveaux meurtres, des diversions et, souvent, des menaces contre l'enquêteur lui-même. Au cours de son enquête, le détective fait part au lecteur de tous ses indices mais non de tous les raisonnements qu'il échafaude; il ne démasque d'ailleurs le coupable qu'à la fin, où il explique généralement par quel moyen il a dénoué l'affaire.

    L'identification du lecteur à l'enquêteur est renforcée lorsque le récit est fait à la première personne. Le roman policier exclut la possibilité d'une identification au criminel et évacue ainsi chez lui tout sentiment de culpabilité. Le héros des romans policiers traditionnels est parfois accompagné d'un acolyte plein de bonne volonté mais peu habile et peu rigoureux dans l'art de la déduction logique, qui lui sert de faire-valoir.

    2.2. Evolution du genre.

    Le roman policier contemporain a marqué une nette évolution par rapport au roman policier traditionnel dans le domaine de la caractérisation des personnages : tandis que l'enquêteur était habituellement un professionnel et un être d'exception, l'enquêteur des récits plus récents est un personnage ordinaire, plus proche du lecteur. C'est souvent malgré lui qu'il se retrouve mêlé à une affaire policière : s'il se transforme en enquêteur, c'est par nécessité.

    Le plaisir de lecture du roman policier est fondé sur des mécanismes reconnaissables:

    Le roman policier est un genre sériel fondé sur le double phénomène de la répétition et de la variation. Il se développe en séries de romans mettant en scène le même univers ou le même personnage. C'est cet aspect sériel, supposant des codes repérables, des personnages stéréotypés et une structure figée qui vaut au roman policier d'être classé dans la catégorie de la littérature populaire, voire de la paralittérature.

    2.3. Histoire du roman policier.

    L'expression de «roman policier» est apparue en France dans le courant des années 1890, alors que les premières oeuvres du genre datent du milieu du XIXe siècle. Ce n'est pas un hasard si le roman policier est né à cette époque : les grandes villes devenaient de plus en plus dangereuses, les valeurs traditionnelles étaient remises en cause et des polices organisées se développaient (création du Detective Department de Scotland Yard) : il reflète en effet les peurs de son temps.

    C'est Edgar Allan Poe qui créa le roman policier en 1841, en donnant vie au premier détective de fiction, Auguste Dupin, dans une nouvelle, Double Assassinat dans la rue Morgue3). Dans cette nouvelle, Dupin, par ses habitudes excentriques et ses méthodes de déduction, fournit un modèle de personnage qui sera repris par la plupart des auteurs de romans policiers.

    Le roman policier ne devient véritablement populaire qu’en 1887 lorsque sir Arthur Conan Doyle publie Une Étude en rouge4). Le détective le plus célèbre de tous les temps, Sherlock Holmes, était né. Conan Doyle raconte les exploits de son détective du point de vue de son plus proche compagnon, le docteur Watson.

    Le succès de Sherlock Holmes rend populaire le roman policier et lui donne des bases. Les écrivains cherchent à créer des détectives capables de rivaliser avec le personnage de Conan Doyle.

    En 1920, à l'aube de l'âge d'or du roman policier, la Britannique Agatha Christie fait naître miss Marple et surtout le célèbre détective belge Hercule Poirot.

    Durant les années 1930, des auteurs essaient de fabriquer des énigmes de plus en plus élaborées et déconcertantes. Agatha Christie excelle particulièrement dans le style. L'exemple le plus remarquable est Le Meurtre de Roger Ackroyd5). Elle opère une curieuse inversion des rôles par rapport aux habitudes du genre. Le meurtrier se révèle être le narrateur.

    Le plus célèbre policier français est le commissaire Maigret, apparu en 1931 dans Pietr-le-Letton6). Le héros du romancier belge Georges Simenon aborde ses enquêtes d'un point de vue psychologique et social. Avec Maigret, le roman policier se fait roman d'ambiance, et son intérêt dépasse la seule résolution de l'énigme. Le succès du genre en France est attesté par la création de collections entièrement consacrées à la littérature policière, comme «le Masque».

    L'intérêt de certains policiers se déplace du détective vers le criminel. Le personnage Fantomas de Pierre Souvestre et Marcel Allain est un véritable génie du mal, qui effraye la France entière. Avec le Saint de Leslie Charteris et Arsène Lupin de Maurice Leblanc apparaît le type nouveau du cambrioleur gentleman et justicier.

    Aux États-Unis, durant les années 1920, naît un nouveau genre de roman policier. Encouragé par les magazines de l'époque il met en scène des héros cognant fort, avec une prose à leur image, efficace et directe. Il s’agit de détectives privés tels Philip Marlowe ou Sam Spade par exemple qui travaillent pour l'argent et non plus pour le plaisir intellectuel ou la morale. Le meurtre a pour cadre les bas-fonds plutôt que les salons de la bourgeoisie. Ces récits mettent l'accent sur l'action, au détriment de l'énigme

    Dans les années 1950, une réaction contre les histoires de privés apparaît. Le roman de procédure policière relate la résolution d'affaires criminelles par d'authentiques policiers. Comme ses prédécesseurs, le roman de procédure obéit aux lois du roman policier, mais le lecteur a affaire non plus à des génies de la déduction mais à des gens ordinaires.

    L'extraordinaire succès du roman policier tout au long du XXe siècle a entraîné un élargissement des frontières du genre : le roman noir, le roman d'atmosphère, le roman d'espionnage, le thriller, le roman à suspense.

       3. Le realisme.

    Il ressort que le récit policier n’existe pas par lui-même. Des références extratextuelles sont nécessaires. Pour Jacques Dubois,

    Le roman policier doit donc s’appuyer sur une pratique sociale réelle.

    Comme nous l’avons vu, le roman policier émerge dans le milieu du XIXe siècle. Cette période est marquée par le développement et la croissance importante des grands centres urbains. Le coeur des grandes villes va dès le début servir de décor privilégié à la majorité des intrigues du récit policier.

    Le genre se base également sur des techniques réelles. Ce sont les méthodes scientifiques de la police que les détectives romanesques utilisent : empreintes digitales, traces de pas ou mégots de cigarettes analysés et catalogués, recoupements d’indices… Cette observation est notamment appuyée par le titre de deux ouvrages du docteur Locard, criminologiste de la police de Lyon. En effet, Policier de roman et policiers de laboratoire8) et La criminalistique à l’usage des gens du monde et des auteurs de romans policiers9) semblent signifier que la frontière entre enquêtes policières réelles et fictives est très mince.

    Il apparaît enfin qu’à l’époque, les critiques littéraires spécialisés dans le roman policier voient dans la vraisemblance des faits un critère d’appréciation de l’oeuvre. Marc Lits écrit à ce propos:

       4. Les faits divers.

    Apparus quasi simultanément au XIXe siècle, dans les mêmes journaux et sous la plume des mêmes auteurs, le roman policier et le fait divers ont des liens sociologiques et historiques très forts.

    Le premier à brouiller les cartes entre les deux genres est Edgar Allan Poe. Il va mêler fiction et réel dans la troisième nouvelle mettant en scène le chevalier Dupin, Le Mystère de Marie Roget.11)

    Les auteurs affichent très tôt une volonté de faire vrai. Ce procédé d’effets du réel s’accompagne par exemple de l’emploi de titres de journaux authentiques. Une apparente réalité qui attire le lecteur. Il s’est avéré que rien n’est plus attirant que le vraisemblable.

    Le roman policier est donc un savant mélange des modes d’écriture du chroniqueur et du romancier. Un mélange qui s’explique surtout par une thématique commune aux deux styles.

    D’un point de vue purement formel, le roman policier s’appuie sur une construction rhétorique et non réaliste. C’est un jeu intellectuel qui repose sur la structure langagière. Le fait divers vient appuyer ce phénomène. Il sert à créer un effet du réel. Ainsi, comme le dit Marc Lits, le fait divers

    Il constitue une source de données utilisables dans la trame du récit.

    Ainsi, le roman policier a subit des transformations tout au long de son histoire mais on constate qu‘il se caractérise par des fondamentaux de base, comme l'inspiration de faits divers réels, la figure charismatique de l'enquêteur ou bien l'utilisation du milieu urbain comme décor. Nous allons nous intéresser maintenant à deux exemples précis de la littérature policière francophone afin d'en dégager les caractéristiques principales de manière à analyser la place du réel et du réalisme dans ces oeuvres.

    1)Marc Lits, Le Roman policier: introduction à la théorie d'un genre littéraire, Liège, Édition du Céfal, 1999, p. 87.  2)Francis Lacassin, Mythologie du roman policier - Tome 2, Union Générale d'Édition, coll. 10/18, Paris, 1987, p. 23.  3)Edgar Allan Poe, Les Trois Enquêtes du chevalier Dupin: Double assassinat dans la rue Morgue - Le Mystère de Marie Roget - La Lettre volée, Éditions Ombres, Paris, 1999.  4)Arthur Conan Doyle, Une Étude en rouge, Gallimard, Paris, 1994.  5)Agatha Christie, Le Meurtre de Roger Ackroyd, Éditions du Masque, Paris, 1983.  6)Georges Simenon, Pietr-le-Letton, Pocket, Paris, 1977.  7)Jacques Dubois, Le Roman policier ou la modernité, Paris, Nathan, 1996, p.80  8)Edmond Locard, Policiers de romans et policiers de laboratoire, Payot, Paris, 1924.  9)Edmond Locard, La Criminalistique à l'usage des gens du monde et des auteurs de romans policiers, Desvigne et Cie, Lyon, 1937.  10)Marc Lits, Le Roman policier: introduction à la théorie et à l’histoire d’un genre littéraire, Éditions du Céfal, Liège, 1999, p.82.  11)Edgar Allan Poe, op. cit..  12)Marc Lits, op.cit., p. 142.

    Ⅲ. Georges Simenon

       1. Biographie.

    Georges Simenon naît le 13 février 1903 à Liège d’un père comptable et d’une mère femme au foyer. À quinze ans, il abandonne ses études et entre en janvier 1919 comme journaliste à la Gazette de Liège. La même année, il signe son premier livre, Au pont des Arches, sous le nom de Georges Sim.

    En 1922, Simenon part pour Paris. Il y devient le secrétaire de divers écrivains notamment de Binet-Valmer et du marquis de Tracy.

    Dès 1923, il publie divers romans sous des pseudonymes. En 1930, Maigret fait son apparition dans une série de nouvelles parue dans le magazine Détective.

    Simenon se consacre à des reportages et voyage dans le monde entier de 1932 à 1935.

    Au lendemain de la guerre, accusé d’avoir collaboré avec l’ennemi, Simenon préfère l’exil aux États-Unis. Pendant cet exil, il reprend la série des Maigret.

    En 1957, il s’installe définitivement en Suisse romande où il continue son oeuvre jusqu’en 1972, date à laquelle, après un dernier Maigret, il décide de cesser d’écrire. Dès lors, il ne s’exprime plus qu’au moyen d’un magnétophone, ce qui donne lieu à ses Dictées puis à ses monumentales Mémoires intimes (1980), la dernière oeuvre publiée de son vivant. Les Maigret connaissent des ventes considérables et une reconnaissance sans précédent auprès du public et des intellectuels.

    Le succès international de Simenon s’explique sans doute par son choix d’une langue directe et concrète mais aussi par la rigueur et la cohérence de ses intrigues et par le caractère universel de ses personnages qui, dotés d’une psychologie simple, voire schématique, parviennent à atteindre la dimension d’archétype.

       2. Le commisssaire Maigret.

    Le personnage du commissaire Maigret apparaît en 1931 dans Pietr-le-Letton. Simenon décrivait son personnage en ces termes:

    Il en a fait du coup un personnage inoubliable, appartenant à l’imagerie populaire, avec sa pipe, son chapeau et une démarche lente bien à lui.

    Pour mener ses enquêtes, le commissaire a pour méthode de s’identifier au coupable. L’enquête policière devient ainsi une enquête psychologique où il y a peu d’action. Le commissaire s’imprègne alors du climat dans lequel le coupable a vécu. Pour ce faire, il fréquente les lieux et les gens qui lui sont familiers. Les décors prennent une importance inhabituelle, leur dimension devient symbolique. Avec d’autres éléments, comme l’histoire familiale, le milieu social, notamment, ils sont constitutifs de la fatalité qui conduit l’individu au crime. Une fois qu’il a compris, il revient dans son bureau du Quai des Orfèvres et fait avouer le coupable.

       3. L'Affaire Saint-Fiacre.

    3.1. Le realisme des decors.

    Le réalisme est-il proportionnel à la longueur de la description du cadre dans lequel se déroule l’histoire? Au premier abord, on pourrait le croire. Chez Simenon, ou en tout cas dans l’ouvrage analysé, il n’y a jamais de longues descriptions. Le récit n’est jamais interrompu par des lignes et des lignes de descriptions précises. Simenon distille plutôt de courtes descriptions tout au long de L’affaire Saint-Fiacre.

    Ce dernier extrait est l’une des descriptions les plus longues que l’on puisse trouver dans ce roman.

    Une autre technique permettant de «faire plus vrai» est d’utiliser des noms de lieux ou de personnes existant réellement. L’intrigue se passe dans le petit village de Saint-Fiacre, qui est situé près d’une ville plus importante du nom de Moulins. Trois villages en France portent le nom de Saint-Fiacre, et quatre se nomment Moulins. Mais nos recherches pour trouver un Saint-Fiacre près d’un Moulins sont restées vaines.

    Quand Maigret passeà proximité d’un étang, Simenon n’écrit pas un étang mais bien

    De même, dans l’extrait suivant, l’auteur ne s’est pas contenté d’écrire un café:

    Il s’agit ici de nommer pour faire exister. À partir du monent où l’on donne un nom, aussi fictif soit-il, le lieu a une identité, donc une existence.

    À contrario et pourtant toujours dans un but à visée réaliste, l’auteur évoque à un moment une personne, mais refuse de divulguer son nom, préférant donc, sans donner de raison, la laisser dans l’anonymat:

    Ce duc existe-t-il réellement ou est-ce un subterfuge pour accroître le réalisme et donc la crédibilité de l’histoire? Nous penchons plutôt pour cette dernière possibilité, d’autant que comme on l’a vu dans sa biographie, Simenon a été dans sa jeunesse secrétaire d’un riche aristocrate, le marquis de Tracy. Cette réminiscence autobiographique prouve sans doute qu’il a dû largement s’en inspirer afin de renforcer le crédit de sa narration.

    Simenon utilise enfin une technique encore plus intéressante, qui consiste à faire comme si l’action ne se déroulait pas dans un roman. Les deux exemples suivants sont édifiants:

    Ces sortes de mises en abyme ont pour but de donner à voir au lecteur, de l’inclure non pas dans une fiction mais dans une réalité afin de le faire participer à l’enquête elle-même.

    3.2. Le realisme des personnages.

    Quand on aborde la question du réalisme des personnages, on se penche tout d’abord sur la description qui en est faite. Plus un personnage est décrit et plus on le visualisera. Et donc plus il nous paraîtra réel. Or, chose étonnante dans ce roman, les personnages sont très peu décrits. Le commissaire Maigret, qui est présent dès la première page, ne fait l’objet d’absolument aucune description physique. Les autres personnages, eux, sont décrits, mais de manière très concise. C’est le cas notamment pour la comtesse de Saint-Fiacre:

    Ce sera sa seule et unique description. Simenon, comme on le verra plus loin, semble accorder plus d’importance à la psychologie des personnages. Ce qui se retrouve d’ailleurs dès les premières descriptions, dont celle du curé:

    ou celle du médecin:

    Le réalisme des personnages ne vient donc pas principalement de leur description physique. Il provient fondamentalement de leur psychologie. Ainsi, les réminiscences qu’a Maigret renforcent beaucoup son crédit:

    Le commissaire Maigret en ressort profondément humain, et de ce fait, très ancré dans le réel.

    3.3. Le realisme de l'enquete.

    Un message annoncant qu’un meurtre sera bientôt commis adressé à la police de Moulins est relayé à la Police judiciaire de Paris et Maigret, qui est né à Saint-Fiacre, se rend sur place. Un meurtre a effectivement lieu le jour annoncé. La comtesse de Saint-Fiacre meurt d’une crise cardiaque, en pleine messe, après avoir découvert dans son missel un (faux) article de journal annonçant le suicide du comte de Saint-Fiacre, son mari.

    Si la situation n’est pas très réaliste (Pourquoi annoncer le crime? Exercice de style criminel? Comment pouvait-on être sûr que la comtesse allait avoir une crise cardiaque?) l’enquête, quant à elle, tient parfaitement la route. Maigret enquête sur des faits matériels: le missel, un chèque, le faux article et sa fabrication, les déplacements des coupables potentiels. C’est un processus parfaitement ordinaire. Le dénouement de l’intrigue, lui, oscille entre réel et irréel. Tous les protagonistes de l’affaire se retrouvent autour d’une même table pour un repas. Lors de ce repas, l’hôte, c’est-à-dire le comte de Saint-Fiacre, annonce la mort imminente de l’assassin. Il dépose une arme au centre de la table. Commence alors un compte à rebours au cours duquel le comte va montrer que chacun autour de la table tire bénéfice de la mort de la victime, lui-même compris.

    La prédiction du comte se révèle exacte. Quelqu’un meurt à minuit, il a résolu l’énigme tout seul. Tout cela fait inévitablement penser à l'habituelle fin des romans d’Agatha Christie, et il est vrai que cela manque vraiment de réalisme. On imagine mal en effet une telle scène se dérouler dans la vie réelle, c’est trop théâtral.

    Ce manque de réalisme final pourrait apparaître comme paradoxal au vu de toutes les incursions ou pseudo-incursions du réel dans ce livre. Nous serions tenté de temporiser cet apparent paradoxe par l’attitude-même de Maigret. En effet:

    Cette distance, ce retrait de Maigret peu avant le dénouement serait peut-être là justement pour rappeler au lecteur que ce roman, n’est, en fin de compte, que bel et bien un ouvrage de fiction.

    13)Georges Simenon, op.cit., p. 6.  14)Georges Simenon, L’Affaire Saint-Fiacre, Fayard, Le Livre de poche, Paris, 1959, p. 14.  15)Ibid, p. 40.  16)Ibid., p. 41.  17)Ibid., p. 59.  18)Ibid., pp. 66-67.  19)Ibid., p. 20.  20)Ibid., p. 125.  21)Ibid., p. 116.  22)Ibid., p. 130.  23)Ibid., p. 150.  24)Ibid., p. 13.  25)Ibid., p. 17.  26)Ibid., p. 18.  27)Ibid., p. 11.  28)Ibid., p. 162.

    Ⅳ. Leo Malet.

       1. Biographie.

    Léo Malet naît le 7 mars 1909 à Montpellier, d’un père employé de bureau et d’une mère couturière. Alors qu’il n’a que quatre ans, ses parents décèdent. Il est recueilli par son grand-père, un tonnelier passionné de littérature et admirateur de Jaurès. A 17 ans, il quitte sa ville natale pour aller à Paris. Il est accueilli par l’anarchiste André Colomer. A cette époque, il écrit des textes poétiques qu’il envoie au pape du surréalisme, André Breton. Léo Malet devient membre du mouvement, il fréquente Breton, Bataille, Magritte et Dali.

    Durant la guerre, il évite la mobilisation mais il est raflé et déporté en Allemagne au Stalag XB. Huit mois plus tard, il est libéré grâce au docteur Desmond. Il regagne Paris où il se lie d’amitié avec Prévert et Louis Chavance. Ce dernier va l’encourager à écrire des romans policiers.

    Dès 1941, Léo Malet écrit des livres sous divers pseudonymes. Au cours de l’année 1942, il achève l’écriture de L’Homme qui mourut au stalag. Il y met en scène un détective privé à l’américaine: Nestor Burma dont l’humour, le tempérament, les réactions et le décor en font un personnage original. Malet fait le tour des éditeurs avec son manuscrit mais sans grand succès. Les éditions de la S.E.P.E. décèlent l’originalité du style. Le roman sera publié en 1943 sous le titre plus modéré de 120, rue de la Gare.29)

    Dans les années cinquante, Léo Malet a une idée originale:

    C’est le point de départ des Nouveaux Mystères de Paris, quinze aventures de Nestor Burma se déroulant chacune dans un arrondissement ou un quartier différent. Cinq arrondissements (les VIIe, XIe, XVIIIe, XIXe et XXe) ne verront pas le jour.

    Léo Malet décède en 1996. Il a joué un rôle très important dans l’histoire du roman policier et notamment en France ou il a contribué à développer le roman noir. Son apport majeur est avant tout d’avoir perpetué l’essence poétique du surréalisme par le biais de la matérialité du roman noir.

       2. Nestor Burma.

    Durant trente ans, Burma va mener trente-quatre enquêtes. Il s’est souvent laissé entraîner dans des affaires douteuses, où la seule chose qu’il encaisse, ce sont des coups. Il semble en outre être éternellement désargenté, vêtu de vêtements fripés. Mais le détective ne serait pas Burma sans sa célèbre pipe à cornes de taureau qu’il a acheté soixante francs en 1939. L’ustensile est bourré de

    Autre trait caractéristique de l’homme, il se prend toujours de passion pour des femmes-enfants vouées à la mort comme la gitane de Brouillard au pont de Tolbiac. Cependant, le détective sauve toujours l’honneur avec décontraction. Il a un grand sens des rapports humains. Enfin, sa carte de visite se présente comme telle:

    Cette agence occupe des bureaux au troisième étage, au-dessus des productions de film Grimault, rue des Petits-Champs, près de la rue Sainte-Anne. L’agence déménagera, en 1968, rue Mogador

    Le petit monde de Burma.

    L’univers de Nestor Burma ne tourne pas uniquement autour du détective. Une petite poignée de personnages gravite autour de lui.

    Hélène Chatelain est l’unique personnel permanent de l’agence Fiat Lux. Elle vit chaste et solitaire, près de la gare de Lyon. Elle est maternée par son employeur. Elle est douée d’une certaine répartie et d’un humour prompt: si son patron la taquine, elle lui répond du tac au tac. Roger Zavatter et le manchot Louis Reboul, les deux acolytes de Burma, arrivent à la rescousse quand les cadavres deviennent trop nombreux. Marc Covet est le spécialiste des faits divers au Crépuscule.

    Le commissaire Florimond Faroux aime bien Nestor. Mais il est certain qu’il l’apprécierait encore plus si le détective ne se mêlait pas de montrer à la police comment mener l’enquête. Ce qui vaut souvent à Burma les foudres de son ami policier. L’inspecteur Fabre est l'adjoint de Florimond Faroux. Il est le faire-valoir du commissaire et le souffre-douleur de Burma.

    Ne pas oublier la voiture du détective, une vieille Dugat 120.

    Nestor Burma a aussi ses lieux de prédilections. Il y a évidemment son bureau, qu’il est plus juste de nommer local. La décoration y est très sobre: un téléphone et une vieille machine à écrire Underwood que tapote Hélène Chatelain.

       3. L’ecrivain et son heros.

    L’instinct poétique, les références culturelles, la profondeur des rapports humains, inattendus chez un personnage de polar, ne peuvent s’expliquer que par une identification auteur-personnage. Lorsqu’il parle de Burma, Léo Malet dit:

    Si nous nous penchons sur la vie comparée de Nestor Burma et de Léo Malet, nous nous apercevons que l’auteur a fournit à son détective beaucoup de détails autobiographiques. Ils sont nés le 7 mars 1909, rue du Bassin, faubourg de Celleneuve à Montpellier. Ils y ont été élèves à l’École Supérieure Michelet. A dix-sept ans, ils quittent le sud de la France pour monter à Paris. Dans la capitale, ils fréquentent les milieux anarchistes, vivent au Foyer Végétarien de la rue de Tolbiac pour enfin être incarcérés à la Petite Roquette pour vagabondage. Durant la Seconde Guerre mondiale, ils sont internés comme prisonniers de guerre au Stalag XB, d’où ils seront libérés en 1941.

    Nous pouvons aussi retrouver dans Nestor Burma le courant surréaliste auquel Léo Malet a adhéré. Certains rêves du détective sont une vision surréelle de la réalité sociale. De plus, Burma fait souvent des rencontres étranges, dont l’atmosphère pourrait très bien être résumée par une phrase issue des Champs de Maldoror de Lautréamont:

       4. Brouillard au pont de Tolbiac.

    4.1. Le realisme des decors

    Toutes les aventures de Nestor Burma se déroulent dans Paris. La Ville lumière prête donc ses quartiers, ses rues et ses bâtiments aux enquêtes du détective. Dans l’ouvrage choisi, dès le titre, le réel est présent. Le pont de Tolbiac existe véritablement. Il se situe dans le XIIIe arrondissement de Paris, non loin de l’actuel Palais des Sports de Bercy et de la Bibliothèque François Mitterrand. Le quartier a bien évidemment changé depuis les années cinquante. A l’époque, il s’agissait d’un quartier industriel, pauvre et délabré, alors que maintenant, c’est un des quartiers en pleine expansion de la capitale.

    Parallèlement, les descriptions de lieux fictifs sont parfaitement crédibles:

    Un décor simple, une description allant à l’essentiel sans fioriture. Léo Malet décrit les lieux sans s’attarder sur une multitude de détails insignifiants. Nous retrouvons le même genre de descriptions rapides mais efficaces que pour les lieux réels. Comme le roman est écrit à la première personne, ces descriptions brèves du milieu dans lequel se déroule l’action apportent un degré de plus au réalisme. Nous voyons ces lieux avec le regard de Burma. C’est un peu comme s’il nous racontait oralement l’histoire sans s’attarder sur des éléments futiles tout en conservant les traits les plus marquant pour que nous puissions visualiser les lieux, l’ambiance.

    Parmi les lieux du XIIIe arrondissement visités par Nestor Burma: l’hôpital de la Salpêtrière, le Foyer Végétalien de la rue de Tolbiac, le bistrot Rozès sur la place d’Italie, le passage des Hautes-Formes, la rue Watt…

    Nous pouvons rélever la présence de beaucoup de réalisme dans Brouillard au pont de Tolbiac. Par exemple au début de l’ouvrage, Nestor Burma prend le métro pour se rendre sur les lieux de l’affaire qu’il va devoir traiter:

    Impossible pour le lecteur de ne pas s’imaginer, en lisant ces quelques lignes, les célèbres voies aériennes du métro parisien avec leurs infrastructures métalliques impressionnantes. La Seine est également présente, semblable à elle-même avec ses eaux grises. Le décor est dressé par des éléments anodins : la grue, le bateau, les rails de la gare… autant d’objets présents dans la réalité.

    Nous retrouvons le même souci du détail lorsque Nestor Burma visite les lieux du crime:

    Paris sert véritablement de toile de fond à l’enquête du détective privé. Le XIIIe arrondissement est parfaitement rendu par l’ambiance qui se dégage des lieux visités par l’enquêteur. Une ambiance qui se veut le reflet du quartier à l’époque.

    4.2. Le realisme des personnages.

    Si les personnages ne sont pas réels, Léo Malet a tout fait pour leur donner une certaine vraisemblance. Des petits détails, des descriptions physiques leur confèrent une dimension réaliste. Prenons pour exemple ce portrait de Bélita, la gitane:

    Même le cadavre d’Abel Benoit/Albert Lenantais cache derrière ses traits roidis une certaine vraisemblance:

    Notons également que Malet ajoute une dimension réaliste à ses personnages en leur donnant des surnoms. Prenons l’exemple d’Abel Benoit/Albert Lenantais. Nestor Burma nous apprend que le cordonnier assassiné était surnommé Liabeuf. Ce surnom provient du criminel Jean-Jacques Liabeuf qui, interdit de séjour suite à une sombre histoire de proxénétisme, avait blessé un policier et tué six autres lors de la «boucherie» de la rue Aubry-le-Boucher. Préférant la guillotine au déshonneur de sa condamnation comme proxénète, Liabeuf voulait prouver son innocence en tant que souteneur. Il préférait ne pas être condamné en tant que tel, mais en tant que meurtrier.

    Il se dégage donc un effet de réel très fort de la plupart des personnages rencontrés tout au long de l’enquête. Une impression présente dans toute la série des Nestor Burma. Les personnages renvoient à des traits de caractère plutôt stéréotypés mais qui confèrent une certaine vraisemblance à l’ensemble. Le réalisme des personnages est en lien direct avec le réalisme du décor.

    4.3. Le realisme de l'enquete.

    Cette enquête de Nestor Burma n’est pas vraiment compliquée. Si au début, elle semble plutôt classique : une simple histoire de meurtre, elle se complexifie au fil des investigations du détective.

    Burma semble s’impliquer dans cette histoire pour trois raisons. Premièrement, Lenantais/Benoit est un ancien compagnon anarchiste du détective. Deuxièmement, la police et surtout le commissaire Faroux et son acolyte l’inspecteur Fabre semblent porté un intérêt tout particulier à l’affaire. Nestor Burma ne peut pas laisser passer l’occasion de narguer une nouvelle fois ses amis policiers. Et troisièmement, il y a la troublante Bélita.

    L’enquête se fait selon un schéma classique : interrogatoires, recherche d’indices… Rien de bien novateur. Au fur et à mesure, nous nous apercevons qu’une autre affaire est liée à l’assassinat de Lenantais. Une sombre histoire de vol qui s’est déroulée il y a 20 ans, dans les environs du pont de Tolbiac. Il s’agit en fait d’une action anarchiste contre un transporteur de fonds. Nous demeurons toujours dans un possible réel.

    Ces deux histoires qui s’entremêlent n’ont rien d’extraordinaires. Ce sont simplement deux faits divers qui se télescopent en une seule intrigue policière. Ainsi, l’enquête reste crédible grâce aux techniques employées par Burma.

    29)Léo Malet, 120, rue de la gare, Presses Pocket, Paris, 1977.  30)François Guérif et Richard Bocci, «Entretien avec Léo Malet», dans Polar, vol.8(janvier1980), pp. 13-20.  31)Léo Malet, i S.E.P.E, Paris, 1948, p. 12.  32)Ibid. p. 7.  33)Francis Lacassin, Sous le Masque de Léo Malet : Nestor Burma. Encrage, 1991, p. 45.  34)Lautréamont, «Les Chants de Maldoror», dans OEuvres complètes, Éditions Guy Lévis Mano, 1938, chantVI ,1, p. 256.  35)Léo Malet, Brouillard au pont de Tolbiac, Union Générale d’Éditions, 10/18, Paris, 1986, p. 98.  36)Ibid., pp. 33-34.  37)Ibid., p. 133.  38)Ibid., pp. 32-33.  39)Ibid., pp. 51 et 56.

    V. Conclusion.

    Il nous apparaît très clairement que le roman policier appelle directement au réalisme et à la vraisemblance. Quel lecteur pourrait croire en une enquête saugrenue, sans queue ni tête? Comment pourrait-il s’y intéresser?

    Nous l’avons vu, le décor est très important et ce sont souvent des grandes villes ou du moins des entités urbaines qui servent de toile de fond à la trame de l’enquête. La rue semble être le milieu privilégié du roman policier.

    Les personnages, quant à eux, sont souvent très typés. Les auteurs semblent s’amuser à extraire des stéréotypes de la société contemporaine pour les installer dans la fiction. Les bandits poursuivis ont l’air familiers par leurs traits de caractères physiques et psychiques. Le lecteur peut aussi éprouver de l’attachement envers les victimes; celles-ci symbolisant une part cachée de ses angoisses. La psychologie des personnages joue souvent un rôle important dans ce ressenti.

    Il reste le côté enquête. Bien évidemment, les auteurs essaient d’être originaux. Mais il apparaît que très souvent ils se servent de faits divers bien réels comme base de leurs romans. Autour de ces véritables histoires se brode toute l’intrigue de l’enquêteur de fiction.

    Notre étude détaillée de L’affaire Saint-Fiacre montre qu’il s’agit bien d’une oeuvre vraisemblable, réaliste. Certains manques de crédibilité de l’intrigue et la quasi-absence de description physique des personnages sont largement compensés par l’art de Georges Simenon à disperser ça-et-là des petites descriptions qui apportent du réel à l’ensemble, particulièrement grâce à la profondeur psychologique des personnages.

    Nestor Burma, quant à lui, est un héros romanesque plutôt réaliste. Il est difficile de dire quel élément du récit est plus réaliste que l’autre. En fait, c’est l’ambiance générale que Léo Malet insuffle à son roman qui est vraisemblable. Nous sommes véritablement plongé dans un milieu social bien particulier. Nous pouvons en ressentir les moeurs, les impressions et les personnalités.

    Pour conclure, nous dirons que le roman policier prend sa source dans la vie réelle. Mais ce n’est pas qu’un simple «copier-coller» de faits divers. Si c’était le cas, la vraisemblance ne serait qu’une peau de chagrin. Il faut bien évidemment le talent des auteurs pour donner à l’ensemble une atmosphère particulière. Nous retiendrons comme fait marquant que la vraisemblance des romans policiers tient en un savant mélange de vécu, de réel et d’imaginaire qui donne au genre une ambiance qui plonge le lecteur dans le monde du roman policier.

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